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25 février 2011 5 25 /02 /février /2011 17:34

 

Comprendre les pleurs de nos bébés


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Quoi de plus frustrant pour un parent que de tenir son bébé dans le bras et ne pas arriver à comprendre pourquoi il continue de pleurer alors qu'on lui a donné tout ce dont il a besoin pour être bien : du bon lait (maternel, si possible), de l'amour, de la chaleur humaine, une couche propre, des vêtements appropriés, des stimulations...

 


 

Pourquoi les bébés pleurent-ils ?

Pour deux principales raisons :


La communication : le bébé pleure parce qu'il a besoin de boire, de manger, d'être porté...
Le parent doit répondre rapidement aux pleurs de son bébé en veillant à combler efficacement tous ses besoins fondamentaux.

Le bébé n'a pas de caprice : s'il pleure, c'est qu'il a besoin de vous !

La guérison : le bébé pleure parce qu'il souffre de douleurs physiques ou de blessures émotionnelles.
Le parent, après s'être assuré que tous les besoins de son bébé sont bien comblés et qu'il ne nécessite pas une visite chez le médecin ou des soins médicaux, tient tendrement son bébé dans ses bras et lui permet de pleurer.

Donc, un nourrisson ne pleure pas toujours d'inconfort ou pour un besoin immédiat, ses pleurs indiquent parfois le relâchement émotionnel d'une tension résultant de quelque chose d'angoissant qui lui est déjà arrivé.



Plusieurs recherches scientifiques démontrent les bienfaits d'une bonne crise de larmes sur la santé physique et psychologique. Les pleurs ne sont pas de la souffrance en tant que telle mais bien plutôt un processus qui nous libère de nos souffrances.

Tous les bébés et tous les enfants vivent du stress et des émotions douloureuses même s'ils reçoivent les meilleurs soins et beaucoup d'amour. Voici les principales sources de stress et de souffrances de la petite enfance : le stress prénatal, le traumatisme de la naissance, les besoins non satisfaits, trop de stimulations, les frustrations reliées au développement du bébé, les douleurs physiques et les expériences effrayantes.

Les bébés ont donc besoin de pleurer pour se libérer du stress qu'ils peuvent ressentir. Les laisser pleurer seuls ? Non, jamais, au contraire : ils ont grand besoin d'être tenus avec amour et tendresse tout au long de leurs pleurs afin de recevoir le soutien essentiel à une saine décharge émotionnelle.



Pourquoi est-il si difficile de permettre à nos bébés de pleurer dans nos bras ?

Les pleurs d'un bébé viennent nous chercher car on pense bien souvent qu'il a besoin de quelque chose ou qu'il a mal quelque part. Ainsi, tout est mis en œuvre pour que bébé arrête de pleurer : on le berce, on lui donne du lait même s'il n'a pas toujours faim, on lui donne une suce, on va le promener en auto, en pousse-pousse...


Pourquoi ce grand malaise quand un bébé pleure ?


Tout d'abord, des personnes ignorent que certains pleurs nous permettent de se décharger normalement et naturellement des tensions et du stress. Aussi, quand on entend un bébé pleurer, cela peut nous mettre en contact avec le stress et les pleurs de notre petite enfance que nous n'avons jamais pu évacuer complètement. Il y a aussi l'idée qui stipule qu'on ne doit pas laisser un bébé pleurer trop longtemps...

Il existe, depuis bien longtemps, plusieurs pensées qui n'encouragent et ne favorisent absolument pas la décharge émotionnelle chez les bébés car la société, en général, n'est pas sensibilisée et informée quant à cette nécessité naturelle et libératrice.

Si vous connaissiez les bienfaits que procurent les pleurs, il y aurait de fortes chances que vous soyez mieux disposé à laisser votre bébé pleurer dans vos bras tout en lui donnant votre amour et votre tendresse. Bien sûr, il est évident que l'on doit s'assurer du bien-être de son bébé et vérifier que tous ses besoins fondamentaux soient bien comblés avant de lui permettre de pleurer dans nos bras.

Il faut arrêter de répéter compulsivement les mêmes erreurs de générations en générations. Il faut s'ouvrir pour essayer de vraiment comprendre.

 

 

 

Comment savoir si mon bébé pleure pour se libérer de douleurs émotionnelles ?


Au début, ce n'est pas toujours évident de savoir si notre bébé pleure parce qu'il a besoin de quelque chose ou s'il a tout simplement besoin de pleurer pour se décharger de ses tensions. Il faut observer le moment où l'enfant demande quelque chose et sa façon de demander. Si notre bébé ou notre enfant demande quelque chose alors qu'il est bouleversé, c'est qu'il a probablement besoin de pleurer. S'il a le regard passif, vide et amorphe, c'est qu'un mécanisme de contrôle est vraisemblablement en train de fonctionner. Il faut vraiment prendre le temps d'observer son bébé pour en arriver à bien différencier ses différents pleurs. Peu à peu, vous deviendrez plus habile dans la détection des signaux qui indiquent un besoin de décharge émotionnelle chez votre bébé. Il n'y a pas de réponse toute faite. Votre bon jugement est de mise !



Pleurs et fatigue de nos bébés !


Les pleurnichements et la mauvaise humeur des bébés et des enfants sont souvent mal interprétés car on les prend, dans bien des cas, pour de la fatigue. Il est vrai de dire qu'un bébé fatigué a moins d'énergies pour contrôler la répression de ses émotions douloureuses, mais cela ne veut pas dire pour autant qu'il faut aller le coucher parce qu'il pleure. Au contraire, un bébé ne devrait jamais être couché lorsqu'il est en pleurs : il faut tout d'abord le porter tendrement dans nos bras et lui permettre une saine décharge émotionnelle et ensuite, il s'endormira de lui-même s'il a vraiment besoin de sommeil.

Un bébé qui a tout eu ce dont il avait besoin et qui continue de pleurer n'a pas nécessairement besoin de dormir. Bon nombre de parents pensent qu'il est l'heure de la sieste pour leur bébé lorsque celui-ci se met à soi-disant pleurer pour des riens. La fatigue pure se caractérise chez un enfant par un regard las et décontracté. Un bébé ou enfant qui est agité, pleurnicheur, énervé, hyperactif, ou encore crampon à sa mère ou à toute autre personne qui lui est familière, n'est pas un enfant qui est prêt pour dormir. Il doit tout d'abord se décharger de ses différentes tensions en étant tendrement porté avant de pouvoir bien s'endormir. Une fois la crise de larmes terminée, le bébé sera très calme et s'endormira de lui-même ou encore, il sera de merveilleuse humeur et de nouveau prêt à découvrir son environnement (cela arrive surtout quand on croit que notre bébé a besoin de faire une sieste durant l'après-midi mais qu'en fait, il avait besoin de pleurer pour se libérer de son stress et de ses différentes tensions).

 


Comment doit-on agir  ?

Le bébé doit se sentir en confiance dans vos bras. Il doit sentir, par votre sérénité et vos paroles douces, qu'il est en sécurité pour pleurer et se décharger totalement de ses tensions. Durant sa crise de larmes, le bébé peut soudainement arrêter de pleurer pour vous regarder et même se retourner pour observer quelque peu son environnement... s'il n'a pas terminé de pleurer, son regard restera triste, vide et amorphe. Aussi, vous pouvez délicatement toucher sa tête et ses bras. Vous pouvez également bouger ses jambes comme s'il faisait de la bicyclette : s'il lui reste des tensions, il aura sûrement les jambes raides et ce mouvement l'incitera à poursuivre sa crise de larmes...

Bref, tant que votre bébé a les yeux tristes et amorphes, tant que son petit corps n'est pas complètement détendu, c'est que sa décharge émotionnelle n'est pas finie. Quand elle le sera, cela transparaîtra dans son état en général : il sera tout souriant, coopératif, il aura les yeux vifs et éveillés, il redeviendra curieux et intéressé envers son environnement... il sera un bébé heureux et rempli de paix et de joie ou il s'endormira. S'il avait été jusqu'au bout de ses pleurs, il se réveillera de très bonne humeur mais s'il n'avait pas fini de sortir sa peine, il se réveillera avec un air maussade et triste... il ne redeviendra de bonne humeur seulement quand il aura complètement terminé sa décharge émotionnelle. Bien sûr, il faudra vérifier à nouveau que tous ses besoins fondamentaux sont bien comblés et qu'il n'a pas de douleurs physiques avant de le laisser pleurer dans nos bras.

 

 

 

Voici quelques conseils utiles pour passer de la théorie à la pratique !

 

1- Lire les livres du Dr Solter

2- Parler avec son conjoint avant d'entreprendre des démarches auprès de votre enfant ! Il est primordial que les parents soient en accord sur cette approche afin d'être des complices efficaces.

3- Observer votre bébé et/ou votre enfant. Il faut se rendre compte de quelle manière vous agissez avec lui lorsqu'il est bouleversé ou amorphe... Vous réaliserez ainsi s'il a recours à un ou plusieurs automatismes de contrôle pour réprimer ses émotions douloureuses.

4- Se permettre soi-même de pleurer, de rire, de parler de ce que l'on ressent à une personne empathique afin de vous décharger de toutes vos émotions douloureuses. De cette façon, vous deviendrez plus apte à bien aider votre enfant lorsqu'il devra, à son tour, sortir sa peine et ses frustrations !

5- Ensemble, les parents commencent à appliquer les concepts

- l'attachement parents/enfants (beaucoup de contacts physiques, tous les besoins de votre enfant sont comblés le plus rapidement possible, favoriser un milieu où votre bébé et votre enfant sont et se sentent en sécurité...)

- la prévention et la guérison du stress et des traumatismes (prévenir le stress et les traumatismes, écouter et respecter l'expression des émotions de votre enfant, favoriser et encourager une saine décharge émotionnelle à travers le jeu, le rire, les pleurs, les colères et la parole...)

- favoriser la discipline « démocratique », une discipline non autoritaire (aucune punition ni système de récompenses, recherche des besoins profonds de votre enfant afin de les combler le plus efficacement possible, contrôle de votre propre colère pour une communication non-violente, résolution de conflits par la médiation et des discussions familiales...)

6- Si vous en ressentez le besoin, demander de l'aide à une personne qui s'y connaît pour l'application pratique.

7- Combler vos propres besoins pour être et rester des parents bien équilibrés. Si nécessaire, faites appel à des personnes de confiance afin de pouvoir prendre un peu de répit et refaire vos forces.

8- Partager votre vécu et votre expérience avec d'autres parents afin de propager ces informations importantes. Ainsi, cela permettra peut-être à d'autres familles de se libérer sainement de leurs propres émotions douloureuses !

9- Ne cédez pas aux pressions extérieures, aux sous-entendus de la famille et des proches, aux << qu'en dira-t-on >>...

10- Garder toujours dans votre tête et votre cœur, vos valeurs et vos principes de vie. Demandez-vous souvent : << qu'est-ce qui est le plus important ? >>





Selon les ouvrages du Dr Aletha Solter :
Mon bébé comprend tout
Bien comprendre les besoins de votre enfant
Pleurs et colères des enfants et des bébés

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Published by Nathalie Bernard - dans Education
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