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11 avril 2013 4 11 /04 /avril /2013 07:06

 

 

Nous propose cet article très utile...

 

 

De la fessée au laisser-faire…Qu’en est-il de l’autorité parentale ?


 

Les pédopsychiatres et les écoutantes d’Allo ParentsBébé parlent de l’autorité parentale


Enfance-et-Partage


 

 

Allo ParentsBébe
C’est pour pallier à l’absence d’un service d’appui à la parentalité que l’association Enfance et Partage crée en février 2008 Allo ParentsBébéle premier numéro vert national, anonyme et gratuit d’aide à la relation parents-bébé. Allo ParentsBébépermet aux familles de trouver une écoute disponible et bienveillante dans la mise en place du lien familial après une naissance. Toutes les écoutantes de ce numéro vert sont des professionnels de l’enfance. Les trois missions fondamentales de ce centre d’appel sont écouter avec empathie les difficultés évoquées, soutenir en trouvant les meilleures réponses possibles et orienter les appelants vers la structure ou le professionnel adapté. Cette ligne d’écoute et de soutien a pour ses deux premières années de service déjà répondu à plus de 12 000 familles et enregistre ces derniers mois une sensible augmentation des appels de parents préoccupés par l’exercice de leur autorité vis-à-vis de leurs enfants.
Une telle inquiétude à propos de très jeunes enfants conduit à s’interroger sur le rapport de notre société à l’autorité parentale.

Et l’autorité parentale ?
Alors que les pouvoirs publics souhaitent sanctionner l’absentéisme scolaire par la réduction des allocations familiales, l’interdiction de la fessée est elle aussi très franchement envisagée… Noiraufeminin vous propose toutes les questions abordées et les réponses suggérées lors de cette conférence Allo ParentsBébé:
Pourquoi des adultes ont-ils besoin de faire appel pour ces questions d’autorité à des spécialistes de la petite enfance ?

L’éloignement géographique avec les proches est la première réponse. La famille est dispersée aux quatre coins de la France et même du Monde alors les rapports et l’entraide en pâtissent. Cependant lorsque les proches en particulier les parents et les grands-parents sont à proximité, l’approche à l’éducation diverge à cause de la différence d’époque, l’éducation de nos jours semble bien permissive pour les anciens qui eux ont élevé leur progéniture de manière plus stricte. A cela s’ajoute le refus de les écouter pensant qu’ils sont dépassés par ce 21e siècle. Ces jeunes adultes qui appellent Allo ParentsBébécherchent une réponse à un problème contemporain délivrée par de réels professionnels de l’enfance moderne.

Qui de nos jours est censé exercer cette autorité ? Le père est-il toujours la figure tutélaire qui en a la charge ?

 L’autorité doit être exercée conjointement par les deux parents… Néanmoins, le père reste toujours la figure tutélaire de par son côté moins maternel, moins émotif mais plus autoritaire et rigoureux dans sa relation à l’éducation. Dans une famille monoparentale, la mère doit endosser les deux rôles, et savoir tantôt choyer son enfant et tantôt être plus sévère. Dans ces deux cas, le rapport à l’autorité se fait de façon naturelle, en accord avec le caractère des parents et bien-entendu des enfants. Par ailleurs, les pères représentent 7% des appels passés Allo ParentsBébécontre 82% par les mamans et 11% par les mamies et les nounous.

 

Etre une bonne mère en 2010 relève-t-il du registre de la « gentillesse » ?

 La mère « suffisamment » bonne, aimante et bienveillante doit prendre conscience que donner la fessée et définir des règles sont synonymes de bienveillance également. Il ne faut pas craindre de perdre l’amour de son enfant si on lui impose des limites. Oublier le sentiment de culpabilité, la peur d’être mauvaise, la crainte de traumatiser l’enfant avec un cri ou une fessée, dire stop/non, imposer des limites voire une tape sur la main c’est lui apprendre déjà la vie, le préparer, l’aimer. Les interlocuteurs Allo ParentsBébé préconise d’assumer la fessée, la bonne fessée.

Le rapport d’autorité n’est-il pas supplanté par un lien de séduction parent-enfant ?

 Les mamans appellent Allo ParentsBébépour être réconfortées car elles pensent être de mauvaises mères, d’être impuissantes face aux pleurs et autres crises caractérielles de l’enfant. C’est le syndrome de «l’enfant du désir», elles souhaitent faire au mieux avec cet enfant tant désiré et entrent dès lors dans un affreux dilemme: pourquoi s’opposer à ce bébé, à ses besoins, à ses envies, à ses pleurs alors qu’il était tant attendu. Dans ce cas, il faut déplacer le conflit, changer de jeu ou d’environnement. Sortir la maman et l’enfant de cette situation conflictuelle, en lui proposant de nouvelles activités sans pour autant négocier mais toujours affirmer: pour te calmer, est-ce que tu veux aller te promener ? mais plutôt nous allons en promenade

De son côté l’Etat doit-il encadrer l’autorité parentale dès le plus jeune âge au motif que son manque pourrait entraîner des comportements violents chez l’adulte comme chez l’adolescent ?

L’Etat peut souhaiter l’encadrement de l’autorité parentale chez l’adolescent, car cette période est particulièrement difficile pour tous parents. Le fait de régir l’absentéisme scolaire est une chose, envisager l’interdiction de la fessée est autre chose. La véritable interrogation serait de savoir si l’Etat doit endosser le rôle de troisième adulte au sein du couple de parents ?

Informations utiles
Allo ParentsBébé-0800 00 3456 (appel gratuit depuis un poste fixe)
Numéro Vert anonyme et gratuit. Ouvert du lundi au vendredi, de 10h à 15h et de 17h à 21h
www.alloparentsbebe.org
Allo ParentsBébé s’adresse aux femmes enceintes, jeunes parents, grands-parents et proches de l’enfant et aux professionnels de santé et de la petite enfance.
Enfance et Partage-0800 05 1234 (appel gratuit depuis un poste fixe)
www.enfance-et-partage.org
Depuis plus de 30 ans, Enfance et Partage - Loi 1901- reconnue d’utilité publique - se bat pour la reconnaissance, la promotion et la défense des droits de l’enfant, en France et dans le monde. L’association lutte pour protéger et défendre les enfants contre toutes les formes de maltraitance, qu’elles soient physiques, psychologiques ou sexuelles.

Leur siège social:
2-4 cité de l’Ameublement
75011 Paris

Source Enfance et Partage et Allo ParentsBébé

Kelly BRUNOIR
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5 mars 2011 6 05 /03 /mars /2011 17:25

 

 

 

L'importance du contact peau-à-peau 

 

 

 

 

Il y a maintenant une multitude d'études qui démontrent que les mères et les bébés doivent être ensemble, peau-à-peau (bébé nu, et non enveloppé dans une couverture) immédiatement après la naissance, ainsi que plus tard. Le bébé est plus heureux, sa température est plus normale et plus stable, son rythme cardiaque et son rythme respiratoire sont plus normaux et plus stables. De plus, le contact peau-à-peau immédiatement après la naissance permet au bébé d'être colonisé par les mêmes bactéries que celles de sa mère. C'est, avec l'allaitement, ce que l'on pense qui joue un rôle important dans la prévention des allergies. Lorsqu'un bébé est placé dans un incubateur, sa peau est souvent colonisée par des bactéries différentes de celles de sa mère.

Nous savons maintenant que ceci est vrai non seulement pour le bébé né à terme et en santé, mais même aussi pour le bébé prématuré. Le contact peau-à-peau et les soins kangourou contribuent grandement aux soins du bébé prématuré. Même les bébés qui reçoivent de l'oxygène peuvent être en peau-à-peau, et cela peut réduire leurs besoins en oxygène, en plus de maintenir leur stabilité sous plusieurs autres aspects. Du point de vue de l'allaitement, les bébés qu'on garde peau-à-peau avec leur mère immédiatement après la naissance durant au moins une heure sont plus aptes à bien prendre le sein et sans aide, particulièrement si la mère n'a reçu aucun médicament pendant le travail et la naissance. Un bébé qui prend bien le sein obtient du lait plus facilement qu'un bébé qui prend le sein moins bien, de plus il est moins probable que la mère ressente de la douleur. Quand la production de lait est abondante, le bébé peut mal prendre le sein mais tout de même recevoir beaucoup de lait, quoique dans ce cas les tétées pourraient être longues et/ou fréquentes et la mère sera plus susceptible aux problèmes de canaux bloqués et de mastite. Toutefois, dans les premiers jours, la mère ne produit pas beaucoup de lait (mais elle en produit assez!), et une bonne prise est importante pour que le bébé obtienne le lait disponible (en effet, il y a du lait même si quelqu'un vous a « prouvé » le contraire avec un gros tire-lait). Si le bébé ne prend pas bien le sein, la mère peut ressentir de la douleur, et si le bébé n'obtient pas bien du lait, il restera au sein pendant de longues périodes, ce qui aggrave la douleur.

En résumé, le contact peau-à-peau immédiatement après la naissance, pendant au moins une heure procure au bébé les effets positifs suivants:

  • plus apte à prendre le sein

  • plus apte à bien prendre le sein

  • température plus normale et plus stable

  • rythme cardiaque et respiratoire plus stables et plus normaux

  • moins susceptible de pleurer

  • plus de chances d'être allaité exclusivement plus longtemps

Il n'existe aucune raison pour laquelle la grande majorité des bébés ne peuvent être mis peau-à-peau avec leur mère immédiatement après la naissance pendant au moins une heure !

Le bébé devrait être asséché et mis sur sa mère. Personne ne devrait pousser le bébé à faire quoi que ce soit; personne ne devrait tenter d'aider le bébé à prendre le sein durant ces moments. La mère, bien entendu, peut tenter d'aider le bébé, et on ne devrait pas l'en décourager. On devrait laisser la mère et le bébé profiter l'un de l'autre en paix. (Par contre, on ne devrait pas les laisser seuls, particulièrement si la mère a reçu des médicaments. Il est non seulement important que le conjoint de la mère soit présent, mais qu'également une infirmière, sage-femme, accompagnante ou médecin soit avec eux : à l'occasion, certains bébés ont besoin d'aide médicale et quelqu'un de qualifié devrait être sur place « juste en cas »).

Soit dit en passant, le contact peau-à-peau immédiatement après la naissance peut aussi se faire après une césarienne, avec Papa, même pendant qu'on recoud la mère, à moins que des raisons médicales l'empêchent.

Des études ont démontré que même les bébés prématurés, aussi petits que 1200 gr sont métaboliquement plus stables et respirent mieux s'ils sont peau-à-peau immédiatement après la naissance. Le besoin de perfusion intraveineuse, d'oxygène ou de tube nasogastrique (que ce soit l'un ou l'autre, ou tous) n'exclut pas le contact peau-à-peau. Le contact peau-à-peau est compatible avec d'autres mesures entreprises pour garder le bébé en santé. Évidemment, si le bébé est très malade, sa santé ne doit pas être compromise, mais un bébé prématuré qui ne souffre pas d'un syndrome de détresse respiratoire peut être peau-à-peau avec sa mère immédiatement après la naissance. En effet, pour le bébé prématuré comme pour le bébé né à terme, le contact peau-à-peau peut réduire la respiration rapide à des niveaux normaux. Même si le bébé ne prend pas le sein dans la première heure ou deux, le contact peau-à-peau est tout de même bon et important pour le bébé et pour la mère, pour toutes les autres raisons mentionnées.

Si le bébé ne prend pas le sein tout de suite, ne paniquez pas. Il y a rarement urgence à le faire, particulièrement pour le bébé né à terme et en santé. Une des approches les plus nocives à l'alimentation des nouveau-nés est la notion que les bébés doivent être nourris toutes les trois heures. Les bébés doivent être nourris quand ils se montrent prêts, ce qui sera évident pour la mère si son bébé est avec elle. Il n'y a aucune preuve que les bébés doivent être nourris selon un horaire quelconque. Toutefois beaucoup de bébés sont forcés au sein simplement parce que trois heures se sont écoulées. Le bébé qui n'est pas intéressé s'opposera avec acharnement, et alors on le poussera encore plus. Il en résulte que beaucoup de bébés refusent le sein parce qu'on veut s'assurer qu'ils le prennent. Et cela ne fait qu'empirer si le bébé continue à s'opposer à ce qu'on le force au sein : la prochaine étape «logique» est de lui donner un supplément. Il est évident de comprendre où cela mène.





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25 février 2011 5 25 /02 /février /2011 17:34

 

Comprendre les pleurs de nos bébés


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Quoi de plus frustrant pour un parent que de tenir son bébé dans le bras et ne pas arriver à comprendre pourquoi il continue de pleurer alors qu'on lui a donné tout ce dont il a besoin pour être bien : du bon lait (maternel, si possible), de l'amour, de la chaleur humaine, une couche propre, des vêtements appropriés, des stimulations...

 


 

Pourquoi les bébés pleurent-ils ?

Pour deux principales raisons :


La communication : le bébé pleure parce qu'il a besoin de boire, de manger, d'être porté...
Le parent doit répondre rapidement aux pleurs de son bébé en veillant à combler efficacement tous ses besoins fondamentaux.

Le bébé n'a pas de caprice : s'il pleure, c'est qu'il a besoin de vous !

La guérison : le bébé pleure parce qu'il souffre de douleurs physiques ou de blessures émotionnelles.
Le parent, après s'être assuré que tous les besoins de son bébé sont bien comblés et qu'il ne nécessite pas une visite chez le médecin ou des soins médicaux, tient tendrement son bébé dans ses bras et lui permet de pleurer.

Donc, un nourrisson ne pleure pas toujours d'inconfort ou pour un besoin immédiat, ses pleurs indiquent parfois le relâchement émotionnel d'une tension résultant de quelque chose d'angoissant qui lui est déjà arrivé.



Plusieurs recherches scientifiques démontrent les bienfaits d'une bonne crise de larmes sur la santé physique et psychologique. Les pleurs ne sont pas de la souffrance en tant que telle mais bien plutôt un processus qui nous libère de nos souffrances.

Tous les bébés et tous les enfants vivent du stress et des émotions douloureuses même s'ils reçoivent les meilleurs soins et beaucoup d'amour. Voici les principales sources de stress et de souffrances de la petite enfance : le stress prénatal, le traumatisme de la naissance, les besoins non satisfaits, trop de stimulations, les frustrations reliées au développement du bébé, les douleurs physiques et les expériences effrayantes.

Les bébés ont donc besoin de pleurer pour se libérer du stress qu'ils peuvent ressentir. Les laisser pleurer seuls ? Non, jamais, au contraire : ils ont grand besoin d'être tenus avec amour et tendresse tout au long de leurs pleurs afin de recevoir le soutien essentiel à une saine décharge émotionnelle.



Pourquoi est-il si difficile de permettre à nos bébés de pleurer dans nos bras ?

Les pleurs d'un bébé viennent nous chercher car on pense bien souvent qu'il a besoin de quelque chose ou qu'il a mal quelque part. Ainsi, tout est mis en œuvre pour que bébé arrête de pleurer : on le berce, on lui donne du lait même s'il n'a pas toujours faim, on lui donne une suce, on va le promener en auto, en pousse-pousse...


Pourquoi ce grand malaise quand un bébé pleure ?


Tout d'abord, des personnes ignorent que certains pleurs nous permettent de se décharger normalement et naturellement des tensions et du stress. Aussi, quand on entend un bébé pleurer, cela peut nous mettre en contact avec le stress et les pleurs de notre petite enfance que nous n'avons jamais pu évacuer complètement. Il y a aussi l'idée qui stipule qu'on ne doit pas laisser un bébé pleurer trop longtemps...

Il existe, depuis bien longtemps, plusieurs pensées qui n'encouragent et ne favorisent absolument pas la décharge émotionnelle chez les bébés car la société, en général, n'est pas sensibilisée et informée quant à cette nécessité naturelle et libératrice.

Si vous connaissiez les bienfaits que procurent les pleurs, il y aurait de fortes chances que vous soyez mieux disposé à laisser votre bébé pleurer dans vos bras tout en lui donnant votre amour et votre tendresse. Bien sûr, il est évident que l'on doit s'assurer du bien-être de son bébé et vérifier que tous ses besoins fondamentaux soient bien comblés avant de lui permettre de pleurer dans nos bras.

Il faut arrêter de répéter compulsivement les mêmes erreurs de générations en générations. Il faut s'ouvrir pour essayer de vraiment comprendre.

 

 

 

Comment savoir si mon bébé pleure pour se libérer de douleurs émotionnelles ?


Au début, ce n'est pas toujours évident de savoir si notre bébé pleure parce qu'il a besoin de quelque chose ou s'il a tout simplement besoin de pleurer pour se décharger de ses tensions. Il faut observer le moment où l'enfant demande quelque chose et sa façon de demander. Si notre bébé ou notre enfant demande quelque chose alors qu'il est bouleversé, c'est qu'il a probablement besoin de pleurer. S'il a le regard passif, vide et amorphe, c'est qu'un mécanisme de contrôle est vraisemblablement en train de fonctionner. Il faut vraiment prendre le temps d'observer son bébé pour en arriver à bien différencier ses différents pleurs. Peu à peu, vous deviendrez plus habile dans la détection des signaux qui indiquent un besoin de décharge émotionnelle chez votre bébé. Il n'y a pas de réponse toute faite. Votre bon jugement est de mise !



Pleurs et fatigue de nos bébés !


Les pleurnichements et la mauvaise humeur des bébés et des enfants sont souvent mal interprétés car on les prend, dans bien des cas, pour de la fatigue. Il est vrai de dire qu'un bébé fatigué a moins d'énergies pour contrôler la répression de ses émotions douloureuses, mais cela ne veut pas dire pour autant qu'il faut aller le coucher parce qu'il pleure. Au contraire, un bébé ne devrait jamais être couché lorsqu'il est en pleurs : il faut tout d'abord le porter tendrement dans nos bras et lui permettre une saine décharge émotionnelle et ensuite, il s'endormira de lui-même s'il a vraiment besoin de sommeil.

Un bébé qui a tout eu ce dont il avait besoin et qui continue de pleurer n'a pas nécessairement besoin de dormir. Bon nombre de parents pensent qu'il est l'heure de la sieste pour leur bébé lorsque celui-ci se met à soi-disant pleurer pour des riens. La fatigue pure se caractérise chez un enfant par un regard las et décontracté. Un bébé ou enfant qui est agité, pleurnicheur, énervé, hyperactif, ou encore crampon à sa mère ou à toute autre personne qui lui est familière, n'est pas un enfant qui est prêt pour dormir. Il doit tout d'abord se décharger de ses différentes tensions en étant tendrement porté avant de pouvoir bien s'endormir. Une fois la crise de larmes terminée, le bébé sera très calme et s'endormira de lui-même ou encore, il sera de merveilleuse humeur et de nouveau prêt à découvrir son environnement (cela arrive surtout quand on croit que notre bébé a besoin de faire une sieste durant l'après-midi mais qu'en fait, il avait besoin de pleurer pour se libérer de son stress et de ses différentes tensions).

 


Comment doit-on agir  ?

Le bébé doit se sentir en confiance dans vos bras. Il doit sentir, par votre sérénité et vos paroles douces, qu'il est en sécurité pour pleurer et se décharger totalement de ses tensions. Durant sa crise de larmes, le bébé peut soudainement arrêter de pleurer pour vous regarder et même se retourner pour observer quelque peu son environnement... s'il n'a pas terminé de pleurer, son regard restera triste, vide et amorphe. Aussi, vous pouvez délicatement toucher sa tête et ses bras. Vous pouvez également bouger ses jambes comme s'il faisait de la bicyclette : s'il lui reste des tensions, il aura sûrement les jambes raides et ce mouvement l'incitera à poursuivre sa crise de larmes...

Bref, tant que votre bébé a les yeux tristes et amorphes, tant que son petit corps n'est pas complètement détendu, c'est que sa décharge émotionnelle n'est pas finie. Quand elle le sera, cela transparaîtra dans son état en général : il sera tout souriant, coopératif, il aura les yeux vifs et éveillés, il redeviendra curieux et intéressé envers son environnement... il sera un bébé heureux et rempli de paix et de joie ou il s'endormira. S'il avait été jusqu'au bout de ses pleurs, il se réveillera de très bonne humeur mais s'il n'avait pas fini de sortir sa peine, il se réveillera avec un air maussade et triste... il ne redeviendra de bonne humeur seulement quand il aura complètement terminé sa décharge émotionnelle. Bien sûr, il faudra vérifier à nouveau que tous ses besoins fondamentaux sont bien comblés et qu'il n'a pas de douleurs physiques avant de le laisser pleurer dans nos bras.

 

 

 

Voici quelques conseils utiles pour passer de la théorie à la pratique !

 

1- Lire les livres du Dr Solter

2- Parler avec son conjoint avant d'entreprendre des démarches auprès de votre enfant ! Il est primordial que les parents soient en accord sur cette approche afin d'être des complices efficaces.

3- Observer votre bébé et/ou votre enfant. Il faut se rendre compte de quelle manière vous agissez avec lui lorsqu'il est bouleversé ou amorphe... Vous réaliserez ainsi s'il a recours à un ou plusieurs automatismes de contrôle pour réprimer ses émotions douloureuses.

4- Se permettre soi-même de pleurer, de rire, de parler de ce que l'on ressent à une personne empathique afin de vous décharger de toutes vos émotions douloureuses. De cette façon, vous deviendrez plus apte à bien aider votre enfant lorsqu'il devra, à son tour, sortir sa peine et ses frustrations !

5- Ensemble, les parents commencent à appliquer les concepts

- l'attachement parents/enfants (beaucoup de contacts physiques, tous les besoins de votre enfant sont comblés le plus rapidement possible, favoriser un milieu où votre bébé et votre enfant sont et se sentent en sécurité...)

- la prévention et la guérison du stress et des traumatismes (prévenir le stress et les traumatismes, écouter et respecter l'expression des émotions de votre enfant, favoriser et encourager une saine décharge émotionnelle à travers le jeu, le rire, les pleurs, les colères et la parole...)

- favoriser la discipline « démocratique », une discipline non autoritaire (aucune punition ni système de récompenses, recherche des besoins profonds de votre enfant afin de les combler le plus efficacement possible, contrôle de votre propre colère pour une communication non-violente, résolution de conflits par la médiation et des discussions familiales...)

6- Si vous en ressentez le besoin, demander de l'aide à une personne qui s'y connaît pour l'application pratique.

7- Combler vos propres besoins pour être et rester des parents bien équilibrés. Si nécessaire, faites appel à des personnes de confiance afin de pouvoir prendre un peu de répit et refaire vos forces.

8- Partager votre vécu et votre expérience avec d'autres parents afin de propager ces informations importantes. Ainsi, cela permettra peut-être à d'autres familles de se libérer sainement de leurs propres émotions douloureuses !

9- Ne cédez pas aux pressions extérieures, aux sous-entendus de la famille et des proches, aux << qu'en dira-t-on >>...

10- Garder toujours dans votre tête et votre cœur, vos valeurs et vos principes de vie. Demandez-vous souvent : << qu'est-ce qui est le plus important ? >>





Selon les ouvrages du Dr Aletha Solter :
Mon bébé comprend tout
Bien comprendre les besoins de votre enfant
Pleurs et colères des enfants et des bébés

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24 février 2011 4 24 /02 /février /2011 14:18

 

  Education Tibétaine et discipline

 



 

 

JIGME RINPOCHE

 

 

 

 

 

 

 

 

Un  grand Lama tibétain nous parle

de son éducation au Tibet et

 du sens de cette discipline  

 

 

 

 

 

 

 

E....comme Éduquer

 

Extrait de «A. ...comme Bouddha !» de Lama Jigmé Rinpoché

 

 

 

Les enseignements du Bouddha peuvent facilement s'appliquer à l'éducation des enfants, car ils sont tellement universels qu'il est impossible de penser qu'ils n'appartiennent qu'à la culture bouddhiste.

La plupart des parents occidentaux sont quelque peu confus face au thème de l'éducation des enfants, se demandant s'il convient d'être sévère ou non, si les fessées et les cris sont ou non acceptables lorsque les enfants deviennent agressifs, etc. Leurs enfants semblent être plus nerveux, réclamant bien plus de choses et une plus grande attention que par le passé, et les journaux sont remplis d'horribles nouvelles qui parlent de baby-killers, de petits revendeurs de drogue, eux-même toxico-dépendants.

Eh bien, les tibétains sont connus pour être particulièrement sévères avec les enfants, et j'ai moi-même été élevé par le Karmapa, mon oncle, qui avait une stricte discipline personnelle. Aussi m'a-t-il élevé de cette manière. J'ai découvert plus tard que cette discipline qu'il m'avait imposé m'était extrêmement utile dans la vie, tout comme ses enseignements du Dharma. Ce sont les enseignements que j'ai reçu de lui qui ont développé en moi mes qualités, mais ce fut sa discipline qui les a rendu solides. Je me souviens qu'il me grondait, il lui arrivait même de me donner une claque, mais il s'assurait toujours que j'avais compris exactement pourquoi. Il prenait toujours le plus grand soin de faire comprendre la raison de sa discipline, et bien que sur le moment nous n'ayons pas été très enthousiastes, nous acceptions aussi de reconnaître nos erreurs. Cette combinaison de discipline et d'explications nous rendait conscient du fait que les causes du malheur n'étaient pas dans la discipline elle-même, mais dans nos actions mauvaises. Ainsi, peu à peu, nous avons commencé à comprendre que bonheur et malheur ont leur racine en nous-même. Et cela est l'un des principaux enseignements du Bouddha.

Nous comprenons maintenant la raison de sa sévérité : sa discipline nous a rendus forts, et nous avons développé peu à peu une stabilité de caractère libre de toutes les oscillations de l'esprit émotionnel qui, d'un côté fatigue l'homme et de l'autre rendent ses actions, quelles qu'elles soient vraiment moins efficaces ; en particulier lorsqu'il s'agit d'affronter une situation difficile. On pourrait penser que ceci n'est pas le fruit de sa discipline, mais plutôt du genre de vie que nous avons dû mener, loin de chez nous exilés du Tibet ; mais je peux observer aujourd'hui que les membres de ma famille, plus jeunes que moi et qui ont cependant reçu le même type d'éducation sévère bien que dans des conditions de vie beaucoup plus favorables, ne sont pas différents de nous : ils sont stables, solides, et l'on peut compter sur eux en cas de difficulté.

Mais je ne pense pas que le principal soit de discuter si les parents doivent se monter plus ou moins sévères. Si vous êtes sévère, que vos enfants ne vous écoutent pas et que vous vous mettiez à hurler, ceci a-t-il un sens si vous n'êtes pas capable de leur expliquer pourquoi ils ne devraient pas faire telle ou telle chose ? C'est de là que provient la souffrance.

En outre vous ne pouvez pas vous attendre à de la discipline de la part de vos enfants si vous n'êtes pas discipliné vous-même.

Si lorsqu'ils sont petits ils obtiennent tout ce qu'ils veulent, durant l'adolescence ils éprouveront un grande confusion, car ils auront tout un tas de choix à faire ; ils seront hypnotisés par l'immense variété de leurs propres perceptions. Les adolescents se sentent plein d'énergie, capable de faire la conquête de tout ce qu'ils veulent, de décider de tout, mais s'ils n'ont pas quelqu'un à côté d'eux pour leur apprendre à être forts et à se comporter correctement, s'ils ne sont pas suffisamment guidés quand ils cherchent à prendre leurs propres décisions, peu à peu ils dispersetront leur énergie et se ramolliront beaucoup. S'ils ne sont pas disciplinés, il sera difficile pour eux de suivre une voie déterminée, après l'avoir choisie : et nous auront une génération d'éternels adolescents, manquant de sécurité, instables et en proie à de continuelles oscillations émotionnelle.

La discipline n'est pas facile à respecter pour un enfant ; c'est pourquoi si vous l'entraînez un peu à affronter cette chose si difficile pour lui, il lui sera plus aisé de faire front à toutes les autres difficultés, à toutes les autres situations épineuses quand il sera plus grand. Ce sera un jeune plein d'énergie, comme c'est le cas de tous les jeunes gens, mais il aura aussi la capacité de ne pas se laisser abattre par des émotions comme la tristesse et la peur. Ceux qui se sentiront submergés par ces sortes d'émotions, sans savoir que la souffrance comme le bonheur proviennent seulement d'eux-même, ceux-là chercherons désespérément une solution à l'extérieur : mais ces solutions sont négatives.

Ainsi soyez fermes avec vos enfants : si vous avez besoin de les gronder, faites-le ; mais soyez vous-même disciplinés et ne permettez pas aux émotions de vous renverser.

Vous devez manifester la colère quand c'est nécessaire, mais sans être irrité. Et expliquez-leur toujours pourquoi ce qu'ils ont fait n'est pas correct et que c'est la raison pour laquelle ils sont malheureux : ce n'est pas dû à votre réprimande, mais bien du fait de s'être mal comporté, causant ainsi l'apparition de votre réprimande

 

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24 février 2011 4 24 /02 /février /2011 12:04

Numéros d'urgences et gestes qui sauvent

 

 

 

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Il est important d'avoir pris connaissance au moins une foi des informations concernant les gestes qui sauvent et d'y revenir de temps en temps, histoire de raffraichir notre mémoire. 

Si vous pouvez imprimer et garder dans un lieu accessible par toute la famille les numéros et gestes d'urgences vous vous en féliciterez si besoin.

 

 

 

 

Concernant les gestes d'urgences la croix rouges à édité un document très complet dont voici le lien :

cliquer sur ce lien pour ouvrir le pdf des "gestes d'urgences" :   link

 

cliquer sur ce lien pour ouvrir le pdf "canicule que faire ?" :  link

 

cliquer sur ce lien pour ouvrir le pdf "sauver des vies" :  link

 

 

 

urgences téléphone portable 112
samu, urgences samedi, dimanche et nuit 15
sos médecin 24h/24h 3624
police 17
pompiers 18
centre anti poison de Lyon 04 72 11 69 11
allô enfance maltraitée 119 ou 0800 05 41 41
maltraitance personnes âgées et handicapées (victimes et témoins) 3977 (lundi au vendredi 9h / 19h)
enfance et partage (protéger, défendre mineurs victimes de maltraitances) 08 00 05 12 34 (gratuit 24h/24h)
urgences mères enfants 04 77 82 81 90
sans abri 115
enfants disparus 116000 ou 0810 012 014
fil santé jeunes (psy, juristes, médecins, répondent anonymement aux jeunes) 3224 (gratuit depuis fixe) ou 01 44 93 30 74 (depuis un portable)
viols femmes informations 0800 05 95 95
violence (maison, travail, agressions sexuelles, viols, victimes et témoins) 3919 (lundi au samedi 8h à 22h,de 10h à 20h dimanches et fériés)
sos femme battue 01 30 63 82 50
jeunes violence écoute 0800 20 22 23
sos inceste, viol familial 04 76 47 90 93
contraception, IVG, MST conseils 08 20 33 13 34
alcooliques anonymes 01 43 25 75 00 (24h/24h)
drogue, alcool, tabac, info service 113 ou 0800 23 13 13
écoute cannabis 0811 91 20 20
écoute alcool 0811 91 30 30
sos racisme 01 40 50 34 34
suicide écoute 01 45 39 40 00
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19 février 2011 6 19 /02 /février /2011 16:30

 

 

 

ADOLESCENCEhttp://www.reaap-grandirensemble46.fr/images/Image1.gif

RECONNAITRE LES COMPORTEMENTS A RISQUE



 

L'adolescence est souvent une période difficile pour les jeunes... et pour leurs parents ! Les ados d'aujourd'hui ont-ils changé ? Quels sont les risques qu'ils prennent ? Comment les accompagner au mieux ? Quels sont les signes d'un mal-être ?


Les réponses du Dr Marie-France Le Heuzey, pédopsychiatre à l'hôpital Robert Debré (Paris)

 

 




Entre la crise d'adolescence et la recherche d'identité, difficile parfois de comprendre les ados. Si ces comportements sont normaux, ils inquiètent souvent les parents.

L'adolescence, ce n'est pas une maladie ! Certes, il existe des troubles psychopathologiques, comme à d'autres âges de la vie. Mais il ne faut pas confondre l'espèce de blues qu'ont certains adolescents et d'authentiques problèmes graves qui peuvent conduire à des maladies graves voire au suicide.


Pourtant, il est vrai que les adolescents d'aujourd'hui ont changé. Leurs comportements ont évolué, pas forcément dans le bon sens.

Ce qui est nouveau, qui prend de l'ampleur, ce sont les conduites à risques, que ce soient les conduites sexuelles, sportives, les conduites en véhicules motorisés à risques, ou encore le fameux binge-drinking c'est-à-dire de boire jusqu'à tomber dans le coma ...

Ce sont des comportements plus ponctuels autrefois, et qui prennent de l'ampleur actuellement, de la même façon que les "attaques" contre le corps, les piercings, les scarifications, tous ces comportements à risques.


Comment expliquer ces comportements à risque et notamment la consommation de drogues ou d'alcool ? On peut distinguer plusieurs phénomènes.

Dans certain cas, ces consommations reflètent  une véritable souffrance et on se "soigne" comme ça. Mais il y a aussi chez les adolescents des comportements à risques, qui sont des "pour faire comme les autres", pour appartenir à un groupe.


Face à cette prise de risque des adolescents, la réponse des parents n'est pas toujours adaptée.

Beaucoup de parents se disent ce n'est pas grave, c'est la crise d'adolescence. C'est comme ça que l'on passe à côté des choses graves, qu'on peut ne pas voir qu'un jeune est vraiment dépressif. Or la dépression c'est un vrai trouble, qui peut conduire au suicide. Dire devant une fille qui commence un régime  "c'est un petit caprice" alors qu'elle perd 10 kilos, 15 kilos, et flirte avec la mort.

Certes, il ne faut pas dramatiser, la plupart des adolescents vont bien, mais que si un adolescent montre des signes de mal-être, il faut s'interroger sur ce que cela cache.


Difficile de distinguer une crise d'adolescence normale de troubles plus graves. Certains signes sont toutefois   évocateurs.

Le jeune qui ne s'intéresse plus à rien, dont les résultats scolaires baissent, le jeune qui fume du cannabis... Bon, un jeune qui fume du cannabis une fois de temps en temps ce n'est peut être pas si grave. Mais s'il reste enfermé dans sa chambre, qu'il ne va plus à l'école, qu'il n'a plus de vie sociale, ou qu'il est anorexique, qu'il ne mange plus, qu'il ne voit plus de copines... Il faut aussi s'inquiéter quand il y a un retentissement  sur le fonctionnement scolaire, social, et familial. Donc dire "c'est la crise d'adolescence, c'est normal", ce n'est pas normal !

 

 

 

 

COMPRENDRE LES MECANISMES

 

Son corps se faisant sexué, il est en proie à l'angoisse et cherche à être rassuré

Le réel de ce corps en mutation vient basculer tout ce qui s'était ébauché durant l'enfance. La manifestation de ces pulsions l'oppresse, il se trouve noyé par ses émotions et va pour y faire face :

  • s'opposer à l'adulte (réactualisation Oedipienne)

  • répondre avec agressivité (l'autre peut être une menace)

  • transgresser les interdits

  • sombrer dans la mélancolie

 

L'adolescent est en quête de lui même :

  • il adhère à une bande, niant la différence des sexes (exprimant ainsi le déni de la sexualité)

  • il cherche une relation fusionnelle, fortifiant son Moi par idéalisation, c'est une relation miroir

  • il est épris d'élans humanistes, spirituels ou philosophiques, personne ne le comprend, tout est injuste

  • la curiosité l'incite à s'orienter vers l'autre sexe, la vie amoureuse, la création d'un couple

 

Lorsque la tourmente est trop forte, lorsque les parents baissent les bras, lorsque des ruptures affectives, sociales ou scolaires sont venues scander le passé de l'adolescent, ou lorsque la fonction paternelle est altérée ou carencé, que le père ne pose pas la loi, mais sa loi, ou refuse de s'opposer, il se peut que le jeune manifeste son mal être par des conduites à risque telles que la consommation de substances toxiques, les troubles alimentaires, les troubles de la conduite sociale, etc...

Dénonçant un : « Je n'en peux plus; j'ai besoin de m'appuyer sur quelqu'un ou, à défaut, sur quelque chose »

 

 

QU'EST CE QU'UNE CONDUITE A RISQUE

 

les trois variables d'un comportement pathologique

  • si des troubles s'y associent (isolement, dépréciation...)

  • s'il dure dans le temps

  • s'il se répète de façon régulière

 

selon trois groupe d'adolescents :

  • les jeunes adolescents, collégiens, à la recherche d'objets pour tester leur limite : consommation occasionnelles mais excessives de sucreries, alcool, drogue... En groupe !!

  • les lycéens attachés à leur dépendance et rituels. Les relations avec les parents sont au bord de la rupture. Ce sont des consommateurs isolés qui s'associent.

  • Les adolescents engagés dans la marginalité, dont les parents sont totalement dépassés ou absents. Dans ce cas la toxicomanie est sévère, un portage (psychologue, éducateurs, médecins...) devrait lui être proposé.

 

Les conduites à risques sont classées en trois catégories :

  • conduites d'essai et d'exploration : exploration des limites, alors que celle-ci sont déjà intégrées, la mise en danger est minimale

  • conduites d'excès, de dépassement de limites : la de structivités est au premier plan, le risque est important (maladie, coma, handicap, mort). Consommation excessive de drogue ou d'alcool, anorexie, sexualité non protégée...

  • conduites ordaliques (jugement de Dieu): se rapproche des conduites d'excès en laissant le « hasard » décider de l'issue (vitesse, pas de casques...)

 

 

RÔLE DES PARENTS ET DES PROFESSIONNELS :

 

Ils doivent maintenir leur rôle pour le rassurer, le réconforter, l'accompagner sur le chemin de l'autonomisation. Sans sécurité affective ou éducative l'enfant ne peut apprendre à se séparer et se sentira abandonné.

L'adolescent va vérifier à l'extérieur si le discours du rôle paternel de l'enfance tient toujours sur la scène sociale. Par ses démonstrations et comportements, le jeune en appelle au « père », à la loi, à la limite rassurante et protectrice. C'est pour cette raison que l'adulte doit répondre à l'appel, afin de le sécuriser et lui confirmer sa présence et son soutien. La sphère sociale vient donc suppléer la sphère familiale.

 

Si un adolescent est livré à lui même pour décider de ses actes, il sera en proie à l'angoisse d'abandon, à un vide. Il aura besoin de sécurité et aura recours à un objet transitionnel, qui lui, sera toujours là. Il aura le sentiment de pouvoir contrôler sa relation avec lui et la sécurité de sa présence lui permettra de se sentir moins seul.

 

Frustration, conflit, déviation, apparaissent lorsque l'apprentissage ne permet pas une harmonisation suffisante des besoins.

Le déclenchement des conduites pathologiques est le résultat d'une accumulation de facteurs divers :

  • un discours préventif récurrent (l'adulte est celui qui sait !!)

  • une culture familiale incitant à associer fête et alcool

  • une protection maternelle excessive, bloquant l'exploitation créatrice, ou une mère absente psychologiquement

  • une mère anxieuse

  • une mère intrusive et directive

  • une indifférenciation intergénérationnelle

  • un père effacé, laxiste, voire absent, ou autoritariste, irrespectueux

  • un choc psychoaffectif, deuil familial, amoureux, réel ou symbolique

  • la crainte d'être anéanti avec l'objet perdu.....

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19 février 2011 6 19 /02 /février /2011 13:29

LE SYNDROME DU BEBE SECOUE

 

 

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10 % des victimes du syndrôme du bébé secoué en décèdent, il est donc important d'en parler.


Le nom de syndrôme du bébé secoué est donné lorsqu'un enfant a été secoué et qu'il en résulte des traumatismes. De prime abord, on pourrait penser que ce syndrôme se produit uniquement dans les familles où la violence et la maltraitance des enfants fait rage mais ce n'est pas du tout le cas.

 

En effet, la vie des parents n'est pas toujours facile. Quand on rentre le soir du boulot, on aimerait se détendre et lorsqu'on a des enfants en bas âge, c'est rarement possible, c'est pourquoi certains parents peuvent, lorsqu'ils sont à bout, secouer leur bébé qui pleure pour le faire taire. Ils ne se rendent pas compte des conséquences dramatiques que ce geste pourrait avoir.

 

De même, il est très courant de faire sauter un enfant sur ses genoux voire de le porter à bout de bras en le secouant par jeu. De nouveau, les personnes qui font ça veulent juste amuser l'enfant et ça marche puisque les enfants adorent ça. Il y a cependant d'autres moyens d'amuser des enfants si petits, une séance de chatouilles étant aussi amusante et sans danger.

Il faut absolument parler du syndrôme du bébé secoué à son entourage. En effet, outre les 10% de décès, 50% de ces bébés secoués demeurent handicapés à vie suite aux séquelles cérébrales ou neurologiques.

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29 novembre 2010 1 29 /11 /novembre /2010 20:13

 

Les besoins de l’enfants selon

la pyramide de Maslow

 

 

besoins



Selon le Dictionnaire de psychopathologie de l’enfant et de l’adolescent, « en langage courant, le besoin désigne une exigence de la nature ou de la vie sociale supposant un assouvissement rapide. Au sens fort, le besoin vise des objets concrets et doit être impérativement satisfait, l’individu risquant de pâtir gravement de la situation ; le besoin possède donc un caractère de « nécessité ».

Il existe des besoins fondamentaux, besoins de considération, de dépassement. Leur non-satisfaction dans l’enfance entraînerait des troubles du développement et l’impossibilité de faire face aux événements et aux contraintes de l’existence.



Niveau 1 : Les besoins physiologiques

Doit être satisfait ou en partie satisfait. L’enfant a besoin de se sentir physiquement et psychologiquement en sécurité.

Niveau 2 : Le besoin de sécurité

L’insatisfaction du niveau 2 de la pyramide engendrerait la peur chez l’enfant.

Si l’enfant est sécurisé physiquement, il sera plus à même de se développer. Quand ce dernier se rend compte que l’on accorde de l’importance à ce qu’il ne lui arrive rien, il sent que l’on accorde de l’importance aussi à sa valeur personnelle, ce qui favorise le développement de son estime de soi.

La sécurité affective est une base pour l’enfant. Elle est liée au besoin d’amour. Pour cela, il lui faut un cadre rassurant, tant au niveau des personnes qui l’entourent, qu’au niveau des lieux qui se doivent rassurants eux aussi pour l’enfant. Les enfants ont besoin de repères pour se structurer.

Au moment du coucher, un enfant qui réclame régulièrement la même histoire

Par exemple en demandant toujours la même histoire avant le couché, les enfants peuvent anticiper les choses, ce qui les rassure.
La sécurité affective passe aussi par les limites données à l’enfant. Les règles sécurisantes ont pour but de le protéger, de le sécuriser et d’en prendre soin.

Ces règles doivent être établies en fonction de l’âge de l’enfant et apportent des repères de vie sociale par les limites et les points de référence qui lui sont donnés.

Le doudou de l’enfant lui procure aussi une certaine sécurité car il se sent rassuré et important en « tant qu’individu relié à quelqu’un »

Niveau 3 : Le besoin d’appartenance à un groupe

Lorsque l’enfant participe à des activités communes, avec d’autres enfants, cela lui permet de confirmer son existence par la place que lui donnent ses camarades dans le groupe.

 

Niveau 4 : Le besoin de reconnaissance, d'estime de soi

L’enfant a besoin d’être reconnu comme une personne à part entière, respectée et estimée pour ses capacités, ses émotions, ses sentiments. Mais l’enfant a aussi besoin de s’estimer lui-même.
En se connaissant et en se reconnaissant, il apprend à reconnaître ses capacités et donc à améliorer son estime de soi.

 

Niveau 5 : Le besoin d'autonomie

L’autonomie, c’est être capable d’évoluer librement pour faire ses propres découvertes tout en étant soutenu de façon discrète et sécurisante par un adulte. Cela ne signifie pas avec liberté totale ni avec isolement.

 

Il faut savoir le laisser libre d’être lui-même tout en satisfaisant sa demande affective pour continuer à le soutenir. Il faut éviter de faire à la place de l’enfant et lui permettre des maladresses.

Pour développer ses compétences et son autonomie, il a besoin de faire des expériences et des découvertes. Il doit les faire seul, mais l’adulte est à ses côtés et l’accompagne dans cette prise d’autonomie et d’indépendance.

Dans le jeu l’enfant peut s’autoriser à ne dépendre que de lui-même sans trop de risques. Il sait qu’il est sous la surveillance de l’adulte.

 

Ce besoin d’autonomie est avant tout une affirmation de soi, de sa valeur personnelle. Toutefois, un enfant ne sera pas totalement autonome, il entrera dans un processus d’autonomisation.

F. DOLTO disait « le jeu c’est apprendre à être, c’est apprendre à vivre aussi bien seul qu’avec les autres. » Le jeu est un processus d’éducation complet et indispensable au développement de l’enfant.

Il permet de développer différentes capacités, dans différents domaines ce qui valorise l’enfant et lui permet d’augmenter son capital d’estime de soi.

 

 

 

pyramide de maslow

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13 novembre 2010 6 13 /11 /novembre /2010 01:36

Le sommeil de l’enfantnormal bebe~21

 

 

Peu importe que votre enfant soit un petit ou un gros dormeur, un couche-tôt ou un couche-tard. L’essentiel, c’est qu’il dispose de la quantité et de la qualité de sommeil dont il a besoin. Une condition indispensable pour un bon développement. Etape par étape, le sommeil grandit avec votre enfant…

Le sommeil est essentiel à tous. Mais chez l’enfant, en plus de la récupération de la fatigue physique et nerveuse, il sert à la mise en place des circuits nerveux et favorise de nombreuses fonctions mentales et psychiques comme la mémorisation et l’apprentissage. En outre, c’est au cours des tous premiers mois que l’enfant met en place la structure de son sommeil d’adulte.


A la naissance : un cycle de sommeil court

Le sommeil de l’enfant se construit dès la période foetale. On observe déjà une alternance d’activité et d’immobilité même si le sommeil du foetus est indépendant de celui de la mère. A sa naissance, un bébé dort en moyenne 16 heures par jour. Son cycle de sommeil est court, de 50 à 60 minutes (pour 90 minutes environ chez l’adulte) et fait alterner des périodes de sommeil agité (l’équivalent du sommeil paradoxal) et des périodes de sommeil calme. Le nouveau-né n’a pas encore de rythme jour/nuit et son sommeil est morcelé en périodes de 3-4 heures.


De trois à six mois : le rythme jour/nuit s’installe

En l’espace de trois mois, le sommeil du bébé se transforme très rapidement. C’est à ce moment que toutes les composantes du sommeil adulte se mettent en place : apparition de la périodicité jour/nuit, des rythmes circadiens, de la température, des rythmes cardio-respiratoires et des sécrétions hormonales.

Les périodes de sommeil nocturne s’allongent. Si un nouveau-né peut dormir 6 heures d’affilée, un bébé de 3 à 6 mois peut aller jusqu’à 9 heures consécutives de sommeil. L’installation du rythme jour/nuit se met en place généralement avant 6 mois, mais dépend essentiellement des rythmes extérieurs (prises alimentaires régulières, moment de jeux, promenades, heures du coucher…). Cela varie donc d’un enfant à l’autre. Dans le même temps, le sommeil se modifie en qualité. Les périodes de sommeil agité disparaissent au profit d’un sommeil plus stable et plus profond.


De 6 mois à 4 ans : un sommeil comme les grands

L’enfant de 6 mois à 4 ans va réduire progressivement son temps de sommeil diurne. Il passe de 3 à 4 siestes journalières vers 6 mois, à 2 vers 12 mois, puis une seule vers 18 mois. La quantité globale de sommeil diminue lentement entre 6 mois et 4 ans pour atteindre 12 heures entre 3 et 5 ans. Dès lors, la structure du sommeil nocturne ressemble beaucoup à celle de l’adulte.


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