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25 février 2011 5 25 /02 /février /2011 17:28

 

Comme un arc en ciel de Lama Guendune Rinpoche

 

 

 

Lama Guendune Rinpoché était le maître de méditation et le directeur spirituel du mandala de Dhagpo en Dordogne. Il a passé plus de trente années de sa vie en retraite solitaire au Tibet et en Inde.

Lama Guendune Rinpoché est un des derniers grands maîtres de l’ancienne génération des lamas tibétains. Tout ce qu’il a enseigné, il l’a réalisé durant de nombreuses retraites dans les grottes de l’Himalaya et en Inde.Il était la quintessence du yogi totalement réalisé et du moine parfaitement pur.
Recevoir des instructions d’un maître accompli tel que lui, c’est comme recevoir un joyau très rare et d’une valeur inestimable. C’est pour que la transmission de ces précieux enseignements ne se perde pas mais croisse et se répande, que Dhagpo Kundreul Ling existe avec ses centres de retraite, son monastère et son temple.



Le Gyalwa Karmapa, en l’envoyant en Europe pour guider tous ceux qui le souhaitent sur le chemin de la découverte intérieure, a dit un jour : « En la personne de Lama Guendune Rinpoché, je vous fais don d’un pur joyau ».

 

 

 


Lama Guendune Rinpoché            

 

 

 

 

            Comme un arc en ciel

Le bonheur

ne se trouve pas

avec beaucoup d’effort

et de volonté 

mais réside là, tout près,
dans la détente et l’abandon.

Ne t’inquiète pas,

il n y a rien à faire.

Tout ce qui s’élève dans l’esprit

n’a aucune importance 

parce qu’il n a aucune réalité.

Ne t’y attache pas.

Ne te juge pas.

Laisse le jeu se faire tout seul,

s’élever et retomber, sans rien changer, 

et tout s’évanouit 

et commence à nouveau sans cesse.

Seule cette recherche du bonheur 

nous empêche de le voir.

C’est comme un arc-en-ciel 

qu’on poursuit sans jamais le rattraper.

Parce qu’il n existe pas, 

qu’il a toujours été là 

et t’accompagne à chaque instant.

Ne crois pas à la réalité 

des expériences bonnes ou mauvaises, 

elles sont comme des arcs-en-ciel.

A vouloir saisir l’insaisissable, 

on s’épuise en vain.

Dès hors qu’on relâche cette saisie,
l’espace est là, ouvert, 

hospitalier et confortable.

Alors, profites-en.

Tout est à toi, déjà.

Ne cherche plus.

Ne va pas chercher

dans la jungle inextricable

l’éléphant qui est tranquillement

à la maison.

Rien à faire.

Rien à forcer.
Rien à vouloir.

Et tout s’accomplit spontanément...



          Guendune Rinpoché

 

 

             par Buddhachannel Fr.

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Published by Nathalie Bernard - dans petit coin psycho - philo
21 février 2011 1 21 /02 /février /2011 15:52

 

 

Résumé sur la fonction paternelle

 

 

 

Lorsque l’enfant né il n’a pas fini de se construire, ni physiquement ni psychiquement. Il est entièrement dépendant de ses parents et en symbiose avec sa mère car il ne se considère pas comme existant à part d’elle.

 

Au départ le bébé est prédominé par ses pulsions (ça), c'est-à-dire des tensions dans le corps qu’il a besoin d’apaiser pour ne pas se sentir en détresse et en trop grande souffrance. Il y arrivera en partie grâce à la motricité mais le reste doit être contenu par ses parents. Cela passe autant par les soins (nourriture, change, sommeil, bercement) que par la parole en venant donné une explication, un sens à ce qu’il vit, à ce qu’il entend à ce qu’il voit.

Le bébé a autant besoin de soins que de langage. Sans communication avec d’autres humains il meurt. De plus même tout petit il comprend ce qu’il lui est dit, pas dans le détail mais il sent distinctement l’intension que l’on met à lui dire des choses.

 

Cette façon d’apaiser ses tensions lui permet d’éprouver des sensations agréables au niveau du corps, peu à peu il commence à se construire psychiquement (moi) et à prendre conscience de son corps.

 

Le rôle des parents est donc d’être suffisant présent, parlant, attentif, donnant les soins nécessaires au développement psychique, physique et affectif de l’enfant.

Cependant il est important, dès le début, de garder à l’esprit que l’autre facette de leur responsabilité est d’aider leur enfant à se différencier d’eux à être autonome, à développer leur esprit critique, à faire leurs propres choix, être capable de les soutenir afin qu’ils trouvent leur place dans la société parmi les autres c'est-à-dire en tenant compte d’eux.

 

Cette différentiation se fera au début naturellement car il y a toujours un écart entre la demande du besoin de l’enfant et la réponse donnée par les parents. Il n’y a pas à culpabiliser outre mesure de ne pas répondre parfaitement à l’enfant, de ne pas savoir, car c’est nécessaire à sa construction. C’est grâce à cet écart que le bébé va développer ses premières pensées et va peu à peu entrer dans le langage en désirant communiquer avec son entourage. (Jeux vocaux, babils, mots). C’est sa façon de se débrouiller avec le fait qu’il est séparé de sa mère sans se sentir menacé dans son existence.

 

Donc pour résumer :

Les réponses maternelles immédiates participent à l’instauration des bases narcissiques du bébé, à la construction de son moi et à l’apprentissage des premières règles sociales, grâce à la canalisation de ses pulsions sexuelles et agressives.

Les réponses différées stimulent d’avantage ses possibilités de représentation, d’émergence des pensées qui viennent délimiter le dedans du dehors, le « soi » du « non soi », et ainsi son désir accru de communiquer.

 

Le stade du miroir :

 

Vers 7-8 mois le nourrisson est capable psychiquement de se rendre compte qu’il est différentié de sa mère et donc des autres. Pour que cela s’opère il est important que la mère le réalise elle-même et soutienne son enfant dans cette acceptation en le lui disant. (Lorsque l’enfant se regarde dans le miroir lui dire « c’est toi que l’on voit, c’est ton corps »).

 

L’enfant acquière également ainsi les limites de son corps en le voyant dans l’image que reflète le miroir. (taille, forme…).

Il se perçoit comme un tout, unique. Mais cette reconnaissance de soi passe par une image extérieure, celle dans le miroir, qui est un leurre. « je est un autre ».

Reconnaître que ce que l’on fait ou pense nous appartient, de notre responsabilité, est parfois difficile, surtout pour les tout petits (pour qui cette révélation est toute nouvelle) car « je » est vécu comme un autre. Cela se repère souvent dans l’attitude du petit qui prétend avoir été battu alors que c’est lui qui bat.

L’enfant passe ainsi du réel à l’imaginaire.

A cette âge là l’enfant ne ment pas le réel et l’imaginaire se confonde encore et ce jusqu’à environ 7 ans. Il est important de les aider à faire la part entre l’un et l’autre. (Les punir ou leur mettre une pression ne sert pas à grand-chose ils ne comprennent pas car leur imaginaire est vécu comme réel et l’autre est réellement perçu par moment comme soi)

 

L’enfant sait désormais que n’étant pas sa mère il a besoin d’elle. L’agressivité prend ici sa racine car l’autre commence à être reconnu comme différent et donc peut devenir menaçant.

 

 

L’entrée dans le langage comme acteur :

Si jusque là l’enfant a été parlé, il commence vers 18 mois à prendre une position active dans l’expression. Il parle en son propre nom.

Comme nous l’avons vu c’est en préservant une distance suffisamment bonne que l’enfant pourra élaborer ces premières pensées puis ces premiers mots qu’il prononcera afin de se représenter les objets ou les personnes absentes et ainsi avoir l’impression de s’en rapprocher. C’est en lui parlant et lui nommant les choses, les émotions, les personnes, que l’enfant enrichira son vocabulaire.

C’est donc grâce à la prise de conscience que nous sommes différentiés de notre mère et donc des autres, grâce à cette distance, à ce manque que du désir peut apparaître, notre propre désir. (De parler, de communiquer, d’agir…). Sans cela nous sommes toujours dépendant du désir maternel et par extension du désir de ceux dont on n’a pas envie d’être abandonné ou mis à l’écart.

C’est par le langage que l’être humain pourra exprimer et soutenir son désir pour trouver sa place dans la société.



Stade anal :

L’apprentissage de la propreté ne devrait s’initier qu’une fois la marche acquise. La maturation de la tête à la queue est nécessaire à l’apprentissage de l’éducation sphinctérienne. Emerge alors le stade anal.

La zone anale est désormais une partie du corps vivante et valorisée. Le boudin fécal est considéré comme une monnaie d’échange. L’enfant est maître de son corps et en éprouve du plaisir.

Liée à ce plaisir, il y a l’impression de perdre chaque fois une partie de son corps. Cela lui donne l’angoisse de perdre quelque chose d’important, qui touche à l’intégrité de son corps. (Il est souvent utile d’expliquer ce qu’est le caca, d’où il vient et surtout que ce n’est qu’une chose dont le corps n’a pas besoin. Il y a de très bons livres d’enfants sur le sujet)

Relation d’Objet au stade anal

Relation ambivalente (agressivité/don). L’objet fécal prendra une signification selon l’objet maternel.

L’enfant est aimé de l’intérieur. Son corps contient quelque chose de bon, un trésor qu’il pourra échanger contre l’amour de la mère. C’est une récompense que de faire ses excréments quand et où la mère le veut : Expérience où le Moi de l’enfant s’affirme. Il aura besoin de tester de temps en temps sa toute-puissance en désobéissant à la mère. Elle demande, il dit « non ! »

La mère considère les matières fécales en objet de dégoût. L’enfant doit refouler ses possibilités de plaisir : L’anal devient symbole du défendu, de l’interdit. L’enfant sent quelque chose de mauvais à l’intérieur de son corps ®Angoisse de sa part. C’est dû au fait que l’enfant s’identifie à son boudin fécal. Investissement d’amour et/ou d’agressivité.  

Autonomie du Moi

Désormais l’enfant décide, dispense son bon vouloir, dirige son corps. L’estime de soi dépend de l’estime des autres pour soi : Si la mère insiste trop sur la socialisation, l’enfant aura l’impression de subir, de ne pas décider pour (et par) lui-même, d’avoir un Moi dévalorisé.

 

Si la mère insiste surtout sur le plaisir, l’enfant aura l’impression qu’avant de faire quelque chose pour quelqu’un d’autre, il le fait pour lui. Il décide de sa vie, de son plaisir, affirme son Moi. Son autonomie n’est pas diminuée si de son propre chef il décide de faire plaisir à la personne qu’il aime.

 

Autonomie corporelle : maîtrise des sphincters.

Autonomie relationnelle : choisir de faire plaisir.

L’oedipe :

C’est une danse à trois temps autour du phallus. Le phallus, c’est proprement l’outil de la fonction paternelle. Basé sur la croyance que quelque chose, quelqu’un peut combler notre manque ou que soit même nous possédons ce qui peut combler l’autre.

* Premier temps : « l’être ». L’enfant repérant l’absence de la mère, lui attribue un manque. Ce qui la fait désirer ailleurs, il pense pouvoir en occuper la place : se faire le phallus de la mère.

* Deuxième temps : « l’avoir ». Si la mère ne s’en contente pas, de cet enfant, comme bouchon de son désir, si elle continue à être emportée au loin par son désir; l’enfant modifie sa tactique. Il se questionne sur ce que cet autre a de plus que lui et il cherche à l’avoir. Posséder le phallus.

(Il est important de se demander à quelle place l’on met l’enfant, vient il par moment combler notre manque ? Auquel cas l’enfant ne peut se différentier du désir maternel et faire émerger son propre désir, développer ses propres capacités, trouver ses propres solutions.)

Mais, normalement, le père du lieu de sa fonction interdit cette manœuvre. Il interdit à la mère de prendre son enfant comme phallus; et à l’enfant de le posséder pour posséder sa mère. C’est l’interdit de l’inceste.

Attitude de colère et d’admiration pour ce personnage qui accapare la mère. L’enfant vient de juxtaposer la fonction parentale du père vis à vis de lui, avec la fonction d’amant vis à vis de la mère. C’est un partage difficile que celui qui lui est demandé. L’enfant se trouve plongé dans sa première solitude d’humain. Il se replie vers lui-même.

Découverte du corps :L’enfant se focalise sur un point très important de son corps : ses organes génitaux. Il pose beaucoup de questions sur la procréation, la sexualité, la grossesse, les relations entre les parents… Faute de comprendre les réponses, il répondra à sa manière.

Souvent, dans le fantasme de la scène primitive, l’enfant s’identifie à l’un des partenaires. Soit le « passif », soit l’« actif ». Il l’interprète souvent comme une scène agressive de laquelle résulte pour lui un fantasme d’abandon énorme. Période de cauchemars, de besoin d’affection de la part de la mère… C’est à cette période qu’il demande à dormir dans le lit parental. (L’enfant à réellement besoin d’être rassuré ce qui ne veut pas dire jouer le jeu et se soumettre à ses agressions et sa séduction.)

Naissance du voyeurisme, visuel et auditif. Il recherche les différences anatomiques, il aime montrer son corps et se promener tout nu. Besoin de savoir, il cherche un objet précieux, inaccessible. Ce sont les prémices de la curiosité intellectuelle. L’enfant reste dans un registre très narcissique. Il investit le pénis de plusieurs qualités, entre autres celle de toute puissance. Avec l’importance qu’il accorde au pénis, survient la peur de le perdre, l’angoisse de castration.

L’angoisse de castrationse focalise sur le père, celui-là même qui le rivalise auprès de la mère, celui qui « force » la mère à le délaisser (Quand le père réel est inexistant, le rôle paternel est tenu par tout ce qui sépare la mère de l’enfant, que ce soit le travail dans la journée, ou un membre de la famille…). La figure paternelle va récupérer à son compte toutes les anciennes frustrations vécues par l’enfant.

On nomme « angoisse de castration » le phénomène transitoire, bénéfique et structurant.

Le « complexe de castration » est la fixation inconsciente de cette angoisse, future source de souffrances et d’auto punitions.

Nota : On appelle angoisse de castration tout ce qui est de l'ordre du manque.

 

* Troisième temps : ni l’avoir, ni l’être. Le père fait émerger une double castration : non seulement l’enfant n’est pas le phallus, mais il ne l’a pas non plus. Parce que le père lui aussi est castré : il ne tient cette fonction que comme tenant lieu. Personne ne possède ce qui vient combler l’autre car tout homme est part nature manquant.

Le complexe d’oedipe chez le garçon :

Le petit garçon se sait détenteur du pénis. Cela lui permet de se valoriser, en l'exhibant pour se réassurer. Il s'identifie à son pénis et a très peur de la castration paternelle. Pour lutter contre cette castration, il pourra d'abord refuser psychiquement la réalité: "C'est pas vrai que les filles n'en ont pas; On ne le voit pas mais c'est à l'intérieur". Il pourra aussi penser que le pénis poussera chez les personnes qui n'en ont pas : "Il n'y a pas de différences entre les petites filles et les petits garçons". Il pourra enfin voir le manque de pénis comme une punition : "c'est ceux qui ne le méritent pas qui n'en ont pas".

 

 Il reste attaché à son premier objet d'amour, la mère, mais cet attachement n'est pas entier. Il est ambivalent. Il veut la séduire.

Rivalité envers le père, jalousie de sa puissance, de ses droits. Il y mêle l'amour, l'attachement : Cette affection plus la crainte de la castration fait qu'il devient un "Oedipe inversé" où, paradoxalement, il a des phases durant lesquelles il séduit le père et rejette la mère.

L'enfant s'identifie aussi à la mère et au père. (Impression de "complicité" entre hommes). Position homosexuelle. Etre en bons termes avec le père atténue indéniablement la peur de castration.

C'est l'identification au père qui va permettre au garçon de sortir de l'Oedipe. (Donc d'abord désir Oedipien, tempéré par la menace fantasmatique de castration, l'angoisse surmontée grâce à l'identification et fin de l'Oedipe)

Chez le garçon le complexe d’oedipe n’est pas seulement refoulé il vole en éclat sous le choc de la menace de castration. Ses investissements libidinaux sont abandonnés, désexualisés et ils sont en partie sublimés. Ses objets sont incorporés dans le moi où ils forment le noyau du surmoi.

C’est donc en sortant de l’oedipe que le surmoi se crée par intégration des interdits parentaux.



Oedipe de la fille. 

Au contraire chez elle c'est l'angoisse de castration qui la fait entrer dans l'Œdipe.

 

Au début la mère était autant pour le petit garçon que pour la petite fille le premier objet d’amour alors qu’est ce qui pousse la petite fille à y renoncer et à prendre pour cela le père comme objet ?

 

En voyant le pénis d’un homme, la petite fille comprend que c’est la réplique supérieure de son propre petit organe caché. Elle est alors victime de l’envie de pénis.

C’est presque toujours la mère qui est tenue responsable du manque du pénis.

Généralement cela se passe ainsi : peu après la découverte de ce préjudice apparaît la jalousie contre un autre enfant qui semble mieux aimé par la mère ce qui fournit une motivation pour dénouer le lien à la mère.

 

Sachant qu'elle n'a pas de pénis, elle pourra aussi se persuader qu'il suffit d'attendre et qu'il poussera. Revendications phalliques : "Je veux faire comme les garçons, je veux grimper aux arbres..."

 

Mais couramment la libido de la petite fille glisse le long de l’équation « pénis = enfant » jusque dans une nouvelle position. Elle renonce au désir de pénis pour le remplacer par le désir d’un enfant et prend alors le père comme objet d’amour. La mère devient objet de jalousie. Il y a changement d'objet d'amour.

 

L'ambivalence de la fille vis à vis de la mère est plus accentuée que celle du garçon vis à vis du père. Sentiments très mitigés vis à vis de la mère, présence de culpabilité.

L'Oedipe traîne plus longtemps car il n'y a aucune menace extérieure pour l'obliger à arrêter la séduction vers le père.

La fille renoncera par identification à la mère, lui permettant enfin d'habiter sa personnalité féminine ou le complexe d’oedipe sera liquidé par refoulement…

L'enfant Oedipien (enfant imaginaire) est un fantasme qui restera très longtemps chez la femme.



La fonction symbolique de l'Œdipe 

Le désir :Se différencie du besoin en ce qu'il n'est jamais véritablement assouvi. On ne sait d'ailleurs jamais comment y répondre. L'enfant désire être tout pour sa mère : Il cherchera quel peut être le manque de la mère pour le combler. Son désir est d'être le désir de la mère. Ce manque fondamental est, au niveau symbolique, le phallus. Désir originaire : Fusionner avec la mère.

Cas pathologique :Si la mère répond entièrement à cette demande, il devient objet de la mère. Il ne sera jamais sujet. C'est l'entrée dans la psychose.

La Loi du Père :Le Père sera ici le médiateur. Il interviendra comme privateur, séparant l'Enfant de la Mère. Il interdit à l'Enfant de fusionner avec la Mère ("Tu ne coucheras pas avec ta mère!" C'est l'interdit de l'inceste) et retient la Mère de s'approprier son Enfant. Cet interdit s'appelle : La Loi du Père.

Pour que ceci s'effectue, il faut que la fonction du Père soit reconnue par la Mère, puis par l'Enfant. La place de séparateur doit donc exister déjà dans l'esprit de la Mère. Le Père pourra être tyrannique, soumis, volage ou fidèle, il faudra néanmoins que la Mère le reconnaisse comme séparateur (et non comme géniteur). Cette fonction Paternelle doit exister dans l'esprit de la Mère dés le début. L'Enfant lui, ne la découvrira qu'au moment de l'Oedipe.

Par l'interdit, l'enfant entre dans la culture. Il devient sociétaire. Il s'incère dans une structure familiale. Il ne peut y avoir coïncidence entre les liens d'alliance et de parenté. Cette loi de limitation préserve la famille, assure les générations contre la compétition continuelle et oblige l'individu à aller chercher ailleurs ses relations.

Fonctions du conflit Oedipien

·1/L'enfant passe d'une relation d'objet duelle à une relation d'objet triangulaire. C'est la relation adulte génitale par excellence.

·/2Par l'interdit du parricide et l'interdit de l'inceste, l'enfant passe de la nature à la culture. Il est soumis à la loi commune sociale, loi d'échange et d'interdiction.

·/3Il accède à la différence des sexes grâce à l'identification au Parent du même sexe que lui. L'identification se fait sur les plans morphologique et psychique. Il reconnaît par la  même occasion l'Autre comme différent.  

·/4Une partie de la personnalité de l'enfant va assumer cet interdit et cette identification. C'est le Surmoi, héritier de l'Oedipe. C'est l'intériorisation des interdits et exigences parentales et sociales, censeur du futur adulte. Une fois formé, le Surmoi va remplacer les parents dans la vie sociale. Il rentrera continuellement en conflit avec les pulsions, et entraînera la culpabilité.

·/5Emergence de l'idéal du Moi : c'est un modèle idéalisé auquel le sujet cherche à se conformer, résultat de l'identification aux parents idéalisés. C'est une instance très narcissique, substitut de la toute puissance de l'enfant (de "je peux tout" à "je voudrais tout pouvoir"). Le Moi se compare à un idéal, nous permettant de nous dépasser.

La sortie de l’Œdipe se fait donc dans cette assomption de la castration qui vient mettre un frein à l’angoisse : être l’objet de la mère soumis à son caprice ; être le rival du père soumis à une lutte à mort. La sortie de l’Œdipe s’opère dans une dépossession. Nul, ni dieu, ni maître, ne peut rendre compte de l’être du sujet. Le sujet est en manque.

Passée cette période œdipienne, le sujet est disponible pour étayer la pulsion à l’enseigne des apprentissages scolaires et sociaux. Encore faut-il que le décollage œdipien ait eu lieu. Ce qui finalement, n’est jamais totalement réglé. Il en reste des points de confusion, ce dont le sujet va alimenter sa plainte. Finalement la castration, supportée par la fonction paternelle, est une opération sans fin.


Fait par Virginie Larrebat et les animatrices du groupe de parole entre mamans "Amala" à Dhagpo Kagyu Ling









 

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Published by Nathalie Bernard - dans petit coin psycho - philo
21 février 2011 1 21 /02 /février /2011 10:41

Le garçon et les clous

Ou comment prendre conscience de ses actes ?

 


clous.jpg

 


 

C’est l’histoire d’un petit garçon qui avait mauvais caractère.

Son père lui donna un sac de clous et lui dit qu’à chaque fois qu’il perdrait patience, il devrait planter un clou derrière la clôture. Le premier jour, le jeune garçon planta 37 clous derrière la clôture.

Les semaines qui suivirent, à mesure qu’il apprenait à contrôler son humeur, il plantait de moins en moins de clous derrière la clôture... Il découvrit qu’il était plus facile de contrôler son humeur que d’aller planter des clous derrière la clôture...

Le jour vint où il contrôla son humeur toute la journée. Après en avoir informé son père, ce dernier lui suggéra de retirer un clou à chaque jour où il contrôlerait son humeur.

Les jours passèrent et le jeune homme pût finalement annoncer à son père qu’il ne restait plus aucun clou à retirer de la clôture. Son père le prit par la main et l’amena à la clôture. 

Il lui dit : "Tu as travaillé fort, mon fils, mais regarde tous ces trous dans la clôture. Elle ne sera plus jamais la même. À chaque fois que tu perds patience, cela laisse des cicatrices exactement comme celles-ci. 

Tu peux enfoncer un couteau dans un homme et le retirer, peu importe combien de fois tu lui diras être désolé, la cicatrice demeurera pour toujours.

Une offense verbale est aussi néfaste qu’une offense physique. 

 


Et vous, avez vous planté des clous aujourd'hui ?

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Published by Nathalie Bernard - dans petit coin psycho - philo
21 février 2011 1 21 /02 /février /2011 09:27

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Est-ce une chance, est-ce une malchance ? 

Qui peut le savoir ?

 

 

 

Un vieux paysan chinois avait pour seul bien un petit lopin de terre, pour seule fierté un fils intelligent et travailleur, pour seule richesse un cheval d’une rare puissance etd’une telle beauté que les plus nantis du pays lui en avaient offert de fortes sommes.
- Jamais je ne le vendrai, répondait le vieux paysan. Je l’aime comme mon propre fils.
 

 

Un jour, il se rendit comme d'habitude à l’écurie. Il trouva la porte entrouverte, le licol cassé. Son cheval avait disparu. Son fils et ses voisins partirent à sa recherche, mais ils rentrèrent bredouilles. Pas de trace de la bête, ni dans le village, ni dans les environs. Il invita alors tous ceux qui avaient participé à cette battue à boire un thé.
- Tu n’as pas de chance, dit son voisin. Ton unique bête et la voilà perdue ou volée.
- Est-ce une chance, est-ce une malchance, qui peut le dire ? répondit simplement le vieux paysan.
 

 

Quelques jours plus tard il découvrit devant sa ferme une quinzaine de chevaux sauvages. Son cheval les avait attirés derrière lui en revenant du fond de la plaine où il s’était enfui. Voyant cela, son voisin lui dit:
- Tu as de la chance, car te voilà propriétaire de toutes ces bêtes.
- Est-ce une chance est-ce une malchance, qui peut le savoir ? répondit le paysan.
 

 

Son fils se mit à dresser les chevaux sauvages, se fit éjecter et tomba rudement sur le sol, se brisant net les deux jambes.
- Tu n’as pas de chance, lui dit son voisin. Ton fils va être immobilisé pour longtemps alors que tu en as grand besoin pour te seconder.
- Est-ce une chance, est-ce une malchance, dit le paysan. Qui peut le savoir ?”
 

 

Quinze jours plus tard, une troupe de soldats et d’officiers fit irruption dans le village pour enrôler de force tous les hommes valides pour partir à la guerre. Tous, sauf le fils du paysan qui n’était pas encore guéri. Attristé, son voisin lui dit:
- Tu as de la chance, car ton fils ne doit pas partir faire cette sale guerre. On ne sait pas dans quel état nos enfants vont en revenir.
- Est-ce une chance, est-ce une malchance, dit le paysan. Qui peut le dire ?”
 

 

Quelques mois plus tard, la guerre se termina. Certains n’en revinrent pas. D’autres rentrèrent, couverts de gloire et chargés d’un riche butin de guerre.
- Tu n’as pas de chance, dit le voisin, ton fils n'est pas revenu riche de la guerre.
- Est-ce une chance est-ce une malchance ? Qui peut le savoir ? dit le paysan.
 

 

Richesses vite accumulées, richesses vite dilapidées dit le proverbe. Et la misère revint, encore plus dure à supporter après une période d'abondance.
- Tu as de la chance, dit le voisin. Ton fils n’est pas rentré riche de la guerre, mais il n'est pas tombé dans cette misère noire et déprimante où sont en train de sombrer nos propres enfants.
- Est-ce une chance, est-ce une malchance, dit le vieux paysan? Qui peut le savoir ?

 

Conte de sagesse taoïste
source: www.metafora.ch

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Published by Nathalie Bernard - dans petit coin psycho - philo