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11 avril 2013 4 11 /04 /avril /2013 07:06

 

 

Nous propose cet article très utile...

 

 

De la fessée au laisser-faire…Qu’en est-il de l’autorité parentale ?


 

Les pédopsychiatres et les écoutantes d’Allo ParentsBébé parlent de l’autorité parentale


Enfance-et-Partage


 

 

Allo ParentsBébe
C’est pour pallier à l’absence d’un service d’appui à la parentalité que l’association Enfance et Partage crée en février 2008 Allo ParentsBébéle premier numéro vert national, anonyme et gratuit d’aide à la relation parents-bébé. Allo ParentsBébépermet aux familles de trouver une écoute disponible et bienveillante dans la mise en place du lien familial après une naissance. Toutes les écoutantes de ce numéro vert sont des professionnels de l’enfance. Les trois missions fondamentales de ce centre d’appel sont écouter avec empathie les difficultés évoquées, soutenir en trouvant les meilleures réponses possibles et orienter les appelants vers la structure ou le professionnel adapté. Cette ligne d’écoute et de soutien a pour ses deux premières années de service déjà répondu à plus de 12 000 familles et enregistre ces derniers mois une sensible augmentation des appels de parents préoccupés par l’exercice de leur autorité vis-à-vis de leurs enfants.
Une telle inquiétude à propos de très jeunes enfants conduit à s’interroger sur le rapport de notre société à l’autorité parentale.

Et l’autorité parentale ?
Alors que les pouvoirs publics souhaitent sanctionner l’absentéisme scolaire par la réduction des allocations familiales, l’interdiction de la fessée est elle aussi très franchement envisagée… Noiraufeminin vous propose toutes les questions abordées et les réponses suggérées lors de cette conférence Allo ParentsBébé:
Pourquoi des adultes ont-ils besoin de faire appel pour ces questions d’autorité à des spécialistes de la petite enfance ?

L’éloignement géographique avec les proches est la première réponse. La famille est dispersée aux quatre coins de la France et même du Monde alors les rapports et l’entraide en pâtissent. Cependant lorsque les proches en particulier les parents et les grands-parents sont à proximité, l’approche à l’éducation diverge à cause de la différence d’époque, l’éducation de nos jours semble bien permissive pour les anciens qui eux ont élevé leur progéniture de manière plus stricte. A cela s’ajoute le refus de les écouter pensant qu’ils sont dépassés par ce 21e siècle. Ces jeunes adultes qui appellent Allo ParentsBébécherchent une réponse à un problème contemporain délivrée par de réels professionnels de l’enfance moderne.

Qui de nos jours est censé exercer cette autorité ? Le père est-il toujours la figure tutélaire qui en a la charge ?

 L’autorité doit être exercée conjointement par les deux parents… Néanmoins, le père reste toujours la figure tutélaire de par son côté moins maternel, moins émotif mais plus autoritaire et rigoureux dans sa relation à l’éducation. Dans une famille monoparentale, la mère doit endosser les deux rôles, et savoir tantôt choyer son enfant et tantôt être plus sévère. Dans ces deux cas, le rapport à l’autorité se fait de façon naturelle, en accord avec le caractère des parents et bien-entendu des enfants. Par ailleurs, les pères représentent 7% des appels passés Allo ParentsBébécontre 82% par les mamans et 11% par les mamies et les nounous.

 

Etre une bonne mère en 2010 relève-t-il du registre de la « gentillesse » ?

 La mère « suffisamment » bonne, aimante et bienveillante doit prendre conscience que donner la fessée et définir des règles sont synonymes de bienveillance également. Il ne faut pas craindre de perdre l’amour de son enfant si on lui impose des limites. Oublier le sentiment de culpabilité, la peur d’être mauvaise, la crainte de traumatiser l’enfant avec un cri ou une fessée, dire stop/non, imposer des limites voire une tape sur la main c’est lui apprendre déjà la vie, le préparer, l’aimer. Les interlocuteurs Allo ParentsBébé préconise d’assumer la fessée, la bonne fessée.

Le rapport d’autorité n’est-il pas supplanté par un lien de séduction parent-enfant ?

 Les mamans appellent Allo ParentsBébépour être réconfortées car elles pensent être de mauvaises mères, d’être impuissantes face aux pleurs et autres crises caractérielles de l’enfant. C’est le syndrome de «l’enfant du désir», elles souhaitent faire au mieux avec cet enfant tant désiré et entrent dès lors dans un affreux dilemme: pourquoi s’opposer à ce bébé, à ses besoins, à ses envies, à ses pleurs alors qu’il était tant attendu. Dans ce cas, il faut déplacer le conflit, changer de jeu ou d’environnement. Sortir la maman et l’enfant de cette situation conflictuelle, en lui proposant de nouvelles activités sans pour autant négocier mais toujours affirmer: pour te calmer, est-ce que tu veux aller te promener ? mais plutôt nous allons en promenade

De son côté l’Etat doit-il encadrer l’autorité parentale dès le plus jeune âge au motif que son manque pourrait entraîner des comportements violents chez l’adulte comme chez l’adolescent ?

L’Etat peut souhaiter l’encadrement de l’autorité parentale chez l’adolescent, car cette période est particulièrement difficile pour tous parents. Le fait de régir l’absentéisme scolaire est une chose, envisager l’interdiction de la fessée est autre chose. La véritable interrogation serait de savoir si l’Etat doit endosser le rôle de troisième adulte au sein du couple de parents ?

Informations utiles
Allo ParentsBébé-0800 00 3456 (appel gratuit depuis un poste fixe)
Numéro Vert anonyme et gratuit. Ouvert du lundi au vendredi, de 10h à 15h et de 17h à 21h
www.alloparentsbebe.org
Allo ParentsBébé s’adresse aux femmes enceintes, jeunes parents, grands-parents et proches de l’enfant et aux professionnels de santé et de la petite enfance.
Enfance et Partage-0800 05 1234 (appel gratuit depuis un poste fixe)
www.enfance-et-partage.org
Depuis plus de 30 ans, Enfance et Partage - Loi 1901- reconnue d’utilité publique - se bat pour la reconnaissance, la promotion et la défense des droits de l’enfant, en France et dans le monde. L’association lutte pour protéger et défendre les enfants contre toutes les formes de maltraitance, qu’elles soient physiques, psychologiques ou sexuelles.

Leur siège social:
2-4 cité de l’Ameublement
75011 Paris

Source Enfance et Partage et Allo ParentsBébé

Kelly BRUNOIR
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2 octobre 2012 2 02 /10 /octobre /2012 16:37

 

 


 
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26 novembre 2011 6 26 /11 /novembre /2011 14:49

Préparation par Hypnose et auto hypnose

 

 

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L'hypnose est autant une philosophie de la naissance qu’une technique qui vous permettra d'accoucher dans le calme et la douceur. Véritable préparation psychique à la naissance issue de l’hypnose Ericksonienne, elle est basée sur la relaxation corporelle et mentale ainsi que la visualisation, la suggestion positive et les métaphores tout spécialement créées pour la grossesse et l’accouchement.

Ces outils vous permettront de bien vivre le travail de la naissance et de faire appel aux relaxants naturels de votre corps afin de diminuer la douleur. L’hypnose vise à apporter aux couples une vision positive de l’accouchement et à libérer les peurs reliées à celui-ci.

Petit à petit vous ferez confiance à votre corps et travaillerez avec lui, vous aurez confiance en votre instinct naturel. Il est important de noter qu’avec l'hypnose, vous ne serez pas inconsciente ou endormie; vous serez pleinement consciente et en contrôle de ce qui se passe mais profondément détendue.

 

 

 

La douleur, est-elle la souffrance ? À quoi répond-t-elle ? Est- elle nécessaire ?


La douleur n’est pas la souffrance. La douleur est nécessaire, elle fait partie ni plus ni moins de la physiologie de l’enfantement. La souffrance, est la résultante fâcheuse de la «déresponsabilisation» que la société exerce sur les mères. La souffrance c’est la passivité, c’est le corps qui ne sait plus quoi faire, c’est l’ignorance.

La douleur est active, positive, elle fait partie du processus d’ouverture, comme un rite de passage. Elle nous propose une façon de voir ce parcours qu’elle classe en trois portes. La mère et l’enfant, en symbiose, vont travailler afin d’ouvrir le col de l’utérus, le bassin et le périnée. Notre perception de la douleur va de pair avec la résistance.

L'hypnose tend à redonner confiance à la femme qui enfante, à lui permettre de développer les hormones comme l’ocytocine et les endorphines fabriquées par son propre corps pour gérer la douleur. Car le corps est intelligent et que la douleur n’est pas là pour rien, la péridurale doit rester un outil à utiliser avec précaution.


Cette méthode aide la future mère à vivre sereinement sa grossesse. Elle conduit la femme à puiser en elle intuition et assurance personnelle afin de reprendre confiance en ses compétences à devenir mère et à vivre activement et pleinement la naissance de son enfant.


 



En pratique


Les séances démarrent aux environs du 5ème mois de grossesse. Cette préparation s'effectue en 5 sessions espacées de plusieurs semaines.

Les séances durent environs 1h30 en individuel ou 2H en groupe de 4 ou 5 futures mamans. Durant chaque séance, un thème particulier est abordé, suivi d'un entraînement d'Hypnose.

Il est recommandé aux futurs papas de venir lors des séances afin d'apprendre également à gérer ses peurs et son stress. De plus des outils de réflexion sur le projet de naissance seront abordés lors des cours.



Les avantages des cours d’Hypnose :

  • Accroitre la détente profonde, éliminer la peur qui cause la tension et la douleur.

  • Induire les endorphines naturelles de votre corps

  • Diminuer le besoin de recourir aux interventions médicales et instrumentales

  • Améliorer la communication avec votre enfant in-utero, intensifier le lien mère-enfant

  • Réduire le temps de travail lors de l'accouchement

  • Donne au conjoint un rôle important au cours de la naissance

  • Renforcer l'assurance des parents dans leurs compétences

  • Enseigner des techniques respiratoires qui permettent aux femmes de mettre leur bébé au monde sans violence et sans poussées difficiles

  • Créer un environnement de naissance calme, serein et joyeux plutôt que tendu et générateur de stress

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Published by Nathalie Bernard - dans Accouchement
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7 mars 2011 1 07 /03 /mars /2011 13:39

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 Grossesse et alcool





Mon conjoint et moi avons décidé d'avoir un enfant. Puis-je continuer à boire jusqu'à ce que je sois enceinte?
Réduire sa consommation d'alcool à partir du moment où l'on désire concevoir offre à l'enfant un environnement sain et propice à son développement. Éviter de consommer est un choix encore plus sûr. En effet, il est souvent difficile d'identifier le moment exact où se produit la fécondation et l'embryon est particulièrement vulnérable pendant le premier trimestre.



Pourquoi l'alcool peut-il nuire au développement du bébé?
L'alcool est une substance toxique qui passe rapidement du sang de la mère à celui du bébé. Les organes du fœtus étant en plein développement, ils sont particulièrement vulnérables à tout produit toxique, surtout pendant les trois premiers mois de la grossesse. La femme qui désire concevoir un enfant a tout intérêt à modifier ses habitudes de vie dès qu'elle envisage de devenir enceinte (réduire sa consommation d'alcool, éviter toute autre substance toxique, surveiller son alimentation, etc.).

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

La consommation excessive d'alcool a-t-elle une incidence sur le fœtus ?
Oui. En consommant une quantité d'alcool relativement importante et de manière fréquente, les femmes enceintes s'exposent à donner naissance à des enfants présentant certains problèmes spécifiques. On dit de ces enfants qu'ils sont atteints du syndrome d'alcoolisme fœtal (SAF), c'est-à-dire un ensemble de problèmes pouvant se présenter sous forme d'un retard de croissance,d'un déficit intellectuel,de malformations cardiaques, d'une tête anormalement petite et d'autres anomalies faciales et du squelette. Une consommation excessive occasionnelle comporte aussi certains dangers similaires. Une femme qui éprouve de la difficulté à contrôler sa consommation d'alcool devrait en discuter avec son médecin ou tout autre intervenant avant même d'envisager une grossesse et tout au long de celle-ci. Elle trouvera ainsi le support adéquat.




bebe-saf.png





Est-ce qu'une consommation restreinte d'alcool fait courir le même risque à l'enfant ?

Non. Les risques d'atteinte au fœtus diminuent de beaucoup quand la consommation se limite à un verre à l'occasion. L'effet toxique de l'alcool est proportionnel à la quantité ingérée et à la fréquence de consommation. C'est pourquoi nous croyons qu'éviter de consommer tout au long de la grossesse demeure le choix le plus sûr. Par ailleurs, l'alcool n'est jamais le seul facteur intervenant dans le développement du bébé. La santé des parents, leurs antécédents, leur style de vie, l'alimentation de la mère, les polluants extérieurs, l'usage du tabac et de drogues durant la grossesse ainsi que les conditions socioéconomiques influencent le cours des choses.


Est-il vrai que le vin et la bière sont moins dommageables pour le foetus que les spiritueux?
Non. Un verre standard des trois produits contient exactement la même quantité d'alcool, comme on l'a signalé en réponse à la question 3. Par ailleurs, le passage de l'alcool dans le sang de la mère à celui du bébé peut être ralenti si elle mange avant de consommer.

Un verre c'est 341ml (12oz) de bière à 5% d'alcool, 142ml (5oz) de vin à 12% d'alcool ou 43 ml (1,5 oz) de spiritueux à 40% d'alcool. C'est ce que l'on appelle un verre standard.

 

J'aime boire du vin en mangeant un bon repas. Dois-je changer mes habitudes durant ma grossesse?
À ce jour, la recherche ne permet pas de déterminer un seuil minimal de consommation entièrement sécuritaire pour le développement du futur bébé. Par ailleurs, les risques d'avortements spontanés, de malformations, de retard de croissance et de déficience mentale augmentent avec la quantité d'alcool ingérée par la mère lors d'une même occasion et avec la fréquence de sa consommation. Nous croyons qu'éviter de consommer de l'alcool demeure le choix le plus sûr. Enfin, vous pouvez toujours consulter votre médecin pour discuter de votre consommation ou pour obtenir de l'aide si vous en avez besoin.

 

Nous célébrerons notre dixième anniversaire de mariage. Puis-je boire à cette occasion?
Cet événement est important pour vous et il importe que vous puissiez le célébrer. Pourquoi ne pas profiter de cette occasion pour le souligner autrement que par une consommation d'alcool ? Il existe toute une série de boissons rafraîchissantes et festives non alcoolisées que vous pouvez consommer et qui vous aideront à «être de la fête». Rappelez-vous que personne, en aucune circonstance, n'est en droit d'inciter qui que ce soit à consommer des boissons alcoolisées et que personne non plus ne devrait culpabiliser une femme enceinte qui choisirait de prendre un verre à l'occasion.

J'ai choisi d'allaiter mon bébé. Puis-je prendre un verre à l'occasion?
Toute femme qui choisit l'allaitement doit penser à son bien-être et à celui de son nourrisson. Une alimentation équilibrée et du repos s'imposent. De plus, elle doit éviter de consommer de l'alcool lors de l'allaitement car l'enfant absorbera la même quantité d'alcool que sa mère en prenant son repas. Les femmes qui optent pour l'allaitement peuvent se permettre de boire modérément à l'occasion (pas plus de deux verres) en laissant s'écouler le temps nécessaire entre la consommation et la tétée. Rappelons qu'il faut compter deux heures pour éliminer un verre d'alcool. Celles qui optent pour l'allaitement mixte pourront remplacer la tétée suivant la consommation par un biberon.







Qualques Sources du site Ortho-SAF.com consacré au Syndrome d’Alcoolisation Fœtale et à l’Ensemble des Troubles Causés par l’Alcool sur le Fœtus



Période de développement et sensibilité aux effets d'alcoolisation

La mise en place des organes du foetus survient à des moments précis de la grossesse.
L´alcool et son métabolite principal l´acétaldéhyde, sont dits tératogènes, c´est-à-dire capables de provoquer des malformations sur un organisme en formation. Il existe une dose seuil d´alcool capable de provoquer l´effet toxique mais on ne connaît pas cette dose minimale.

 

tableau-clinique-saf.png

 



L´atteinte du Système Nerveux Central
La construction du cerveau se poursuit pendant toute la grossesse. L´effet tératogène de l´alcool est responsable d´une désorganisation cérébrale importante avec des anomalies de la migration des neurones, des défauts de connexions synaptiques et des perturbations de la mise en place des zones du langage, de l´émotion.... Les troubles s´exprimeront au moment où ces zones cérébrales déficitaires vont être sollicitées : troubles du langage, du comportement moteur, de l´émotion....
Les conséquences sont multiples et variées et constituent un handicap quotidien, une entrave à l´autonomie. Cette atteinte du SNC se caractérise par :

  • La mise en évidence de troubles neuro-développementaux diagnostiqués par le pédiatre, le neurologue, l´ergothérapeute, le neurospychologue...

  • Une microcéphalie par diminution de la taille des hémisphères cérébraux ou des malformations cérébrales détectées par imagerie cérébrale. Certaines zones du cerveau sont plus affectées que d´autres : le cortex frontal, le corps calleux, les ganglions de la base, le noyau caudé, le cervelet, l´hippocampe.

  • Une déficience mentale avec un QI inférieur à 70 retrouvé chez 25% des personnes atteintes de SAF. Le degré de cette déficience semble proportionnel à celui de la dysmorphie crânio-faciale mais il n´est pas constant et les tests d´évaluation donnent souvent des résultats hétérogènes.

  • Des difficultés des différents apprentissages physiques et scolaires

  • Des troubles du langage : le versant expressif, supérieur au versant réceptif, dissimule une mauvaise compréhension des structures longues, complexes ou abstraites.

  • Une atteinte des fonctions exécutives, en d´autres termes de l´ensemble des procédures nécessaires au contrôle et à la réalisation de comportements dirigés vers un but. Cette atteinte constitue un handicap au quotidien car ces personnes seront incapables de prendre conscience des conséquences de leurs actes, de résoudre des problèmes, de planifier des activités...

  • Une difficulté d´abstraction.

  • Un trouble de la mémoire tant visuospatiale que verbale. L´apprentissage de mots nouveaux est laborieux, la mémoire de travail (MDT) est souvent déficitaire. A l´opposé la mémoire à long terme (MLT) ainsi que la mémoire procédurale sont mieux préservées.

  • Un trouble de l´attention avec des difficultés pour fixer, maintenir et faire varier son attention. L´association avec l´hyperactivité n´est pas rare.

  • Un trouble des facultés d´adaptation et des conduites sociales qui ne peut s´expliquer uniquement par les antécédents familiaux ou l´environnement. Ces enfants peuvent être irritables, impulsifs, ayant des difficultés à contrôler leurs émotions. Ce déficit dans les compétences sociales s´aggrave fréquemment avec le temps, les exigences de la vie en société devenant, à l´adolescence et à l´âge adulte, de plus en plus pesantes.

Plus la consommation d´alcool est importante plus le tableau clinique risque d´être sévère.

Mais il est des formes où l´atteinte est dégradée ; par exemple, le tableau clinique peut associer deux traits dysmorphiques et des troubles des apprentissages.
Le terme générique ETCAF permet de regrouper toutes ces formes symptomatiques où l´exposition prénatale à l´alcool est l´étiologie principale. De manière générale, le dépistage de ce risque autorise la prise en charge précoce de l´enfant et, par le phénomène de la plasticité cérébrale propre au nourrisson, permet de corriger en partie les effets délétères de l´alcoolisation cérébrale.


Il faut savoir évoquer une exposition prénatale à l´alcool devant un enfant présentant un retard de langage ou des troubles déficitaires de l´attention ou un retard mental.
Le syndrome d´alcoolisation foetale est la première cause d´origine non génétique de retard mental.

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Published by Nathalie Bernard - dans Grossesse et allaitement
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7 mars 2011 1 07 /03 /mars /2011 13:38

 

sigle zero alcool

 

 

 

 

 

Attention quand vous faites la fête

vos bébés sont en danger

et pour toute leur vie !!


 

 

 

 

 

 


 
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5 mars 2011 6 05 /03 /mars /2011 17:25

 

 

 

L'importance du contact peau-à-peau 

 

 

 

 

Il y a maintenant une multitude d'études qui démontrent que les mères et les bébés doivent être ensemble, peau-à-peau (bébé nu, et non enveloppé dans une couverture) immédiatement après la naissance, ainsi que plus tard. Le bébé est plus heureux, sa température est plus normale et plus stable, son rythme cardiaque et son rythme respiratoire sont plus normaux et plus stables. De plus, le contact peau-à-peau immédiatement après la naissance permet au bébé d'être colonisé par les mêmes bactéries que celles de sa mère. C'est, avec l'allaitement, ce que l'on pense qui joue un rôle important dans la prévention des allergies. Lorsqu'un bébé est placé dans un incubateur, sa peau est souvent colonisée par des bactéries différentes de celles de sa mère.

Nous savons maintenant que ceci est vrai non seulement pour le bébé né à terme et en santé, mais même aussi pour le bébé prématuré. Le contact peau-à-peau et les soins kangourou contribuent grandement aux soins du bébé prématuré. Même les bébés qui reçoivent de l'oxygène peuvent être en peau-à-peau, et cela peut réduire leurs besoins en oxygène, en plus de maintenir leur stabilité sous plusieurs autres aspects. Du point de vue de l'allaitement, les bébés qu'on garde peau-à-peau avec leur mère immédiatement après la naissance durant au moins une heure sont plus aptes à bien prendre le sein et sans aide, particulièrement si la mère n'a reçu aucun médicament pendant le travail et la naissance. Un bébé qui prend bien le sein obtient du lait plus facilement qu'un bébé qui prend le sein moins bien, de plus il est moins probable que la mère ressente de la douleur. Quand la production de lait est abondante, le bébé peut mal prendre le sein mais tout de même recevoir beaucoup de lait, quoique dans ce cas les tétées pourraient être longues et/ou fréquentes et la mère sera plus susceptible aux problèmes de canaux bloqués et de mastite. Toutefois, dans les premiers jours, la mère ne produit pas beaucoup de lait (mais elle en produit assez!), et une bonne prise est importante pour que le bébé obtienne le lait disponible (en effet, il y a du lait même si quelqu'un vous a « prouvé » le contraire avec un gros tire-lait). Si le bébé ne prend pas bien le sein, la mère peut ressentir de la douleur, et si le bébé n'obtient pas bien du lait, il restera au sein pendant de longues périodes, ce qui aggrave la douleur.

En résumé, le contact peau-à-peau immédiatement après la naissance, pendant au moins une heure procure au bébé les effets positifs suivants:

  • plus apte à prendre le sein

  • plus apte à bien prendre le sein

  • température plus normale et plus stable

  • rythme cardiaque et respiratoire plus stables et plus normaux

  • moins susceptible de pleurer

  • plus de chances d'être allaité exclusivement plus longtemps

Il n'existe aucune raison pour laquelle la grande majorité des bébés ne peuvent être mis peau-à-peau avec leur mère immédiatement après la naissance pendant au moins une heure !

Le bébé devrait être asséché et mis sur sa mère. Personne ne devrait pousser le bébé à faire quoi que ce soit; personne ne devrait tenter d'aider le bébé à prendre le sein durant ces moments. La mère, bien entendu, peut tenter d'aider le bébé, et on ne devrait pas l'en décourager. On devrait laisser la mère et le bébé profiter l'un de l'autre en paix. (Par contre, on ne devrait pas les laisser seuls, particulièrement si la mère a reçu des médicaments. Il est non seulement important que le conjoint de la mère soit présent, mais qu'également une infirmière, sage-femme, accompagnante ou médecin soit avec eux : à l'occasion, certains bébés ont besoin d'aide médicale et quelqu'un de qualifié devrait être sur place « juste en cas »).

Soit dit en passant, le contact peau-à-peau immédiatement après la naissance peut aussi se faire après une césarienne, avec Papa, même pendant qu'on recoud la mère, à moins que des raisons médicales l'empêchent.

Des études ont démontré que même les bébés prématurés, aussi petits que 1200 gr sont métaboliquement plus stables et respirent mieux s'ils sont peau-à-peau immédiatement après la naissance. Le besoin de perfusion intraveineuse, d'oxygène ou de tube nasogastrique (que ce soit l'un ou l'autre, ou tous) n'exclut pas le contact peau-à-peau. Le contact peau-à-peau est compatible avec d'autres mesures entreprises pour garder le bébé en santé. Évidemment, si le bébé est très malade, sa santé ne doit pas être compromise, mais un bébé prématuré qui ne souffre pas d'un syndrome de détresse respiratoire peut être peau-à-peau avec sa mère immédiatement après la naissance. En effet, pour le bébé prématuré comme pour le bébé né à terme, le contact peau-à-peau peut réduire la respiration rapide à des niveaux normaux. Même si le bébé ne prend pas le sein dans la première heure ou deux, le contact peau-à-peau est tout de même bon et important pour le bébé et pour la mère, pour toutes les autres raisons mentionnées.

Si le bébé ne prend pas le sein tout de suite, ne paniquez pas. Il y a rarement urgence à le faire, particulièrement pour le bébé né à terme et en santé. Une des approches les plus nocives à l'alimentation des nouveau-nés est la notion que les bébés doivent être nourris toutes les trois heures. Les bébés doivent être nourris quand ils se montrent prêts, ce qui sera évident pour la mère si son bébé est avec elle. Il n'y a aucune preuve que les bébés doivent être nourris selon un horaire quelconque. Toutefois beaucoup de bébés sont forcés au sein simplement parce que trois heures se sont écoulées. Le bébé qui n'est pas intéressé s'opposera avec acharnement, et alors on le poussera encore plus. Il en résulte que beaucoup de bébés refusent le sein parce qu'on veut s'assurer qu'ils le prennent. Et cela ne fait qu'empirer si le bébé continue à s'opposer à ce qu'on le force au sein : la prochaine étape «logique» est de lui donner un supplément. Il est évident de comprendre où cela mène.





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28 février 2011 1 28 /02 /février /2011 22:06

Ados reconnaitre les comportements à risques

 

 

 

 

 


 
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28 février 2011 1 28 /02 /février /2011 20:45

 

 

  Relation de couple et Bouddhisme Tibétain


 

 

 

Extrait d'enseignement de Lama Lhundroup

Dharma = Enseignement du Bouddha 

 

 

 

Bouddhiste depuis plus de 30 ans, Lama Lhundroup est enseignant, "Droupeun" (dirigeant de retraite de trois ans) et traducteur de testes Tibétains au monastére de "Dhagpo Kundreul Ling" en Auvergne. Médecin de formation il anime également des groupes de discussions entre Lamas et Psychologues.

 

 

 

 


Est-ce que la relation de couple peut apporter une aide au chemin d'éveil ?


Oui, elle peut même apporter une aide importante, mais cela dépend de quelle manière la relation est vécue. Si dans une relation de couple quelqu'un se sert réellement du Dharma et se libère ainsi peu à peu de ses tendances égocentriques, les expériences très diversifiées d'une liaison peuvent apporter beaucoup au chemin du Dharma. Sur le chemin de l'éveil il ne s'agit de rien d'autre que de travailler avec tous nos attachements et de les dissoudre petit à petit. Normalement, les couples n'ont pas pour objectif de dissoudre l'attachement mutuel, car les partenaires ont peur que cela provoque la fin de leur relation. Nous oublions pourtant que la dissolution des attachements, dit l'attachement égocentrique, est toujours liée à la manifestation des qualités telles l'amour, la sagesse, la compassion, l'humour, le courage, la joie, la patience, la générosité, etc.. Dans la perspective du dharma, nous pouvons utiliser la relation de couple comme un terrain parfaitement adapté pour l'entraînement dans ces qualités. La relation fait surgir beaucoup d'émotions, elle est en tous points un défi considérable. Se mettre sur le chemin vers l'éveil veut dire que nous nous servons, si possible, des émotions de chaque situation vécue pour travailler avec elles et devenir ainsi plus libres. 

 


Somme toute, les problèmes que rencontrent les couples sont constamment les mêmes ; et qui plus est, les solutions demandent presque toujours la même attitude de base : se détendre et s'ouvrir. Mais en cas isolé chaque couple et chaque partenaire sont à une autre étape de son évolution. C'est pourquoi les couples peuvent retirer beaucoup des enseignements généraux du Dharma. Cependant, il faut qu'ils regardent toujours précisément ce qui est adapté à leur besoin actuel.

 


Quels sont les problèmes typiques d'un couple du point de vue du Dharma ?


En ce qui concerne le Dharma, c'est assez radical. Il ne fait pas de différence entre les problèmes d'un couple et ceux du pratiquant individuel. Le véritable problème est l'attachement à un égo et aux émotions qui en résultent telles l'avidité, la colère, l'orgueil et la jalousie.

De cette saisie fondamentale d'un 'je' ou 'moi' s'écoulent les problèmes multiples et très nuancés, jouant un rôle dans les relations de couple : cela commence avec une idéalisation du partenaire et une attente irréaliste au sujet de la relation et du partenaire, qui mène obligatoirement aux désillusions. Nous ne pouvons pas être tout pour notre partenaire, et le partenaire ne sera jamais tout pour nous. Il n'est pas possible qu'un être humain comble tous nos espoirs et souhaits. En plus, nous n'avons pas seulement des espoirs complètement exagérés, nous avons également des peurs excessives. A cause de nos attachements, souhaits et peurs, nous commençons alors souvent à vouloir changer notre partenaire. Nous voulons qu'il ou elle corresponde à nos souhaits et ne touche pas à nos peurs.

Nous ne pouvons pas laisser l'autre simplement tel qu'il est. Cette incapacité d'accepter l'autre pleinement tel qu'il est mène à des manipulations subtiles, nous voulons l'adapter à nos idées. Mais il ou elle essaye de se soustraire à ces accès de manipulation et se défend ; et c'est ainsi que l'on arrive facilement à des rapports de force, subtils ou évidents, dans le couple. Cela ne veut pas dire qu'il faut absolument approuver notre partenaire tel qu'il est. Il y a des comportements qui sont tout à fait inacceptables. Mais nous pouvons expliquer clairement ce qui nous ne plaît pas et laisser le choix au partenaire lui-même, de changer ou non. Nous pouvons exprimer ce qui nous met mal à l'aise ; cela est possible dans une discussion ouverte. En plus il n'est même pas requis d'éviter une dispute à tout prix. Le plus important est que les émotions soient clairement exprimées et que l'on ne s'égare pas dans une guerre souterraine pleine de déception et de rancune. Il est entièrement possible de s'accabler dans une relation, durant ses discussions franches. Cela demande courage et confiance, car il y a la peur de rompre. Cependant à travers de telles explications nous nous développons pour aboutir à une relation dynamique qui peut continuellement évoluer. Si, au contraire, nous cachons nos sentiments et nous empêtrons dans des reproches, nous commençons à regarder l'autre avec un oeil de plus en plus critique et découvrirons de plus en plus de côtés présumés négatifs chez lui. Nous glissons de l'idéalisation de la relation de départ vers une sombre vision négative. Le nuage rose de notre projection amoureuse se dissout, l'attachement se transforme en aversion. 

 


L'amour mutuel au sein d'un couple ne reste-t-il pas plus fort que celui envers les autres humains ?


L'amour disparaît si nous voulons le retenir, mais il se laisse découvrir lorsque nous nous ouvrons. L'amour véritable est désintéressé, il ne veut rien pour soi. Il donne sans attendre quoi que ce soit en retour. L'amour sert les autres en toute liberté. Il est comme une main tendue qui porte et donne. Et on ne la retire pas parce que l'autre n'est pas tel que nous l'espérions et ne nous donne pas ce que nous attendions. L'amour nous transforme. Il nous aide à nous ouvrir à nos douleurs et à nos confusions. L'amour demande du courage et de la persévérance. Il nous permet de supporter les moments où nous sommes complètement perdus. Il nous permet d'abandonner notre territoire et de lâcher nos attentes. L'amour nous rend curieux, il s'intéresse à l'autre, à sa vie intérieure. L'intensité de l'ouverture, pleine d'amour, envers un partenaire intime, est une aide qui permet de plus en plus d'ouverture envers les autres êtres.  Un tel amour donne de la force et de l'inspiration à tous ceux qui entrent en contact avec nous.

 

 

Qu'est-ce qui soude le couple  ?


Nous commençons réellement à apprécier la relation de couple car nous voyons quelle aide importante notre ami(e) représente. Il est un bon miroir, un maître, une aide au développement de la vigilance. Naturellement, la relation nous donne aussi une identité, un chez-soi, un espace protégé. Une relation profonde s'avère stabilisante pour l'évolution intérieure. Des gens qui partagent leur vie pendant longtemps ont souvent le souhait de vieillir ensemble afin de pouvoir s'occuper l'un de l'autre quand ils seront vieux. Ils savent qu'ils ne pourraient pas faire des expériences vraiment nouvelles avec d'autres partenaires, et que changer de partenaire n'éviterait pas de travailler sur les mêmes points que ceux qui se présentent dans leur relation actuelle. Si nous voulons vraiment vivre une relation vivante et engagée il n'y a aucune raison de chercher ailleurs.

 


Quel rôle joue la sexualité dans une telle relation ?


La sexualité ne se trouve pas au premier rang. Elle est simplement un des moyen qui permettent la communication et une profonde ouverture. Cette ouverture devient plus importante que l'union sexuelle elle-même. Nous ne devons pas penser que des difficultés sur le plan sexuel sont automatiquement le signe d'un manque d'amour - ce qui compte est l'ouverture du coeur et une vraie communication. Et pour cela nous devons nous laisser beaucoup de temps et d'espace.

 

 La manière dont les femmes et les hommes vivent les situations et les traitent restent différente pendant longtemps.  Les enseignements tantriques disent que les femmes portent l'homme en elles et les hommes la femme en eux. A travers la pratique de l'ouverture intérieure nous trouvons l'accès à cette autre partie en nous. L'homme découvre la féminité et le maternel en lui et la femme le masculin et le paternel en elle. Les relations peuvent faciliter ce processus mais aussi le freiner. Cela dépend de l'individu. Au fond, tout est très simple : nous devons toujours pratiquer le lâcher-prise et toujours suivre l'amour.  La pratique du Dharma implique de ne pas se compliquer la vie avec des théories, mais de rester, autant que possible, simples et ouverts. L'expérience démontre que les relations de couple peuvent y être d'une aide importante mais elles ne sont pas indispensables. 

 

 


Les avantages présumés d'une relation de couple en comparaison à une vie de célibataire ?


Un avantage très important est d'avoir dans le partenaire un beau miroir pour nos émotions, ainsi que beaucoup d'occasions pour un échange profond où nous sommes obligés de dépasser nos limites. Nous accédons à nos émotions et à nos limites et apprenons à mieux nous connaître. Comme partenaires nous pouvons nous entraîner sans cesse à accepter et à donner ; il y a toujours des situations qui nous défient et nous donnent la possibilité de développer des qualités. Une relation peut également permettre d'équilibrer des états émotionnels fortement critiques. En sus, une relation pleine d'amour nous procure de la chaleur humaine et de l'affection, indispensables pour une évolution harmonieuse. Elle apporte sécurité et stabilité et les moyens pour développer de la confiance en nous-mêmes et dans les autres. Un partenaire peut nous aider de nous détendre dans des situations difficiles et de lâcher. Nous avons la possibilité de faire connaissance avec le monde de l'autre, d'apprendre à nous confier à quelqu'un et à partager notre monde. Notre compréhension pour les autres croît et nous devenons plus réalistes.

 


Quels sont les inconvénients éventuels ?


Une relation de couple peut nourrir notre attachement. Au lieu de dissoudre nos fixations, elle peut renforcer la saisie d'un "moi" et d'un "toi". Un partenaire peut facilement être utilisé pour fuir devant soi-même et pour se distraire. Cela peut empêcher que nous prenions conscience de nous-mêmes. Si nous cherchons en permanence nos points de référence à l'extérieur, la relation renforcera notre manque d'indépendance. Si une relation est difficile à vivre et s'il y a souvent des disputes, cela engendre une forte accumulation de karma négatif. En ce qui concerne l'activité, habituellement, les partenaires vivant en relations de couple n'ont pas beaucoup de temps pour les autres gens, parce qu'il faut entretenir la relation, et que cela demande du temps.  Cependant si les partenaires se laissent beaucoup d'espace et façonnent leurs vies simplement, il reste suffisamment de temps pour les autres.

 

 


Qu'est-ce qui change pour le couple quand il y a des enfants ?


L'engagement en vue d'une stabilité de la relation devient extrêmement important. Les enfants ont besoin, dans la mesure du possible, de deux parents, et cela à long terme. Dès qu'il y a des enfants, la question du mariage se pose, vu que les enfants ont besoin du cadre le plus stable possible d'une relation.


Autrement, la stabilité est-elle de moindre importance ?

 

Un couple qui reste lié pendant longtemps, s'entraîne à traverser des difficultés et découvre des nouveaux espaces d'amour, qui restent cachés si l'on change souvent de partenaire. Rester ensemble est la plupart de temps la décision la plus sage mais pas toujours. Il s'agit de ne pas créer de nouvelles souffrances et de se libérer des conditionnements bien ancrés. Parfois il vaut mieux mettre un terme à une relation. Seulement, les conditionnements ne se délient pas parce qu'on change de partenaire - jamais. Changer de partenaire peut à la limite donner la possibilité de recommencer dans de meilleures circonstances.

 

Pour rester ensemble, un couple doit avoir maintenu la confiance mutuelle à un certain degré, les blessures ne doivent pas être trop profondes, des coups supplémentaires sont à éviter, si possible. Avant de commencer une nouvelle relation, l'ancienne doit être clôturée afin d'éviter les douleurs et le chaos. Aussi faut-il prendre en compte l'âge et la maturité des enfants.

En premier lieu, il s'agit de mener sa vie avec une vigilance fondamentale, de développer plus d'ouverture et de tolérance, d'écouter, d'échanger, de découvrir l'amour, de se détendre, etc. Il s'agit également d'accepter la solitude dans la relation de couple, de ne pas estomper l'ennui qui se manifeste de temps à autre, de développer le courage d'être honnête. Il y a là un travail considérable à fournir, qui conduit graduellement à un démantèlement de la saisie égotique. 

En fin de compte, le travail à fournir dans une relation de couple revient exactement au même que celui à faire dans la méditation. C'est pourquoi il est bien plus utile pour un couple si les deux méditent. La méditation nous aide à nous détendre et à traverser les moments de solitude et d'ennui. Elle nous ouvre de nouveaux espaces à la compréhension et fait connaître une nouvelle approche de soi même et des autres. Nous ne nous reposons pas en permanence sur l'autre, ce qui déleste la relation. Les deux partenaires deviennent plus autonomes à travers la méditation. Ils ne cherchent plus à l'extérieur ce que l'on trouve à l'intérieur.

 

 


Qu'est-ce qu'un couple peut faire pour vivre en harmonie ?


Comme déjà dit, une telle relation demande à être entretenue, au mieux tous les jours. Cela prend pas mal de temps, du temps de 'bonne qualité' - ne pas seulement être assis ensemble à table, mais un échange profond. Cela exige des conversations, de l'intérêt à la vie intérieure du partenaire, des intérêts communs et l'envie d'entreprendre des choses ensemble, parfois aussi sans enfants ou amis. Un couple a besoin de contacts à l'extérieur qui sont stimulants, dynamisants. Tous ces conseils, un psychologue les donnerait également. Parallèlement, les deux partenaires doivent prendre soin de leur autonomie, de leur indépendance intérieure. Beaucoup de conflits surgissent parce que nous sommes devenus dépendants, et, sans nous rendre compte, nous luttons pour retrouver notre autonomie intérieure. Celui qui a réellement trouvé son indépendance intérieure perd cette appréhension d'être exploité ou manipulé par les autres. Il oublie la peur d'exprimer ses émotions parce qu'il n'est pas tourmenté par la crainte de perdre l'autre. Peut-être pouvons-nous dire, que d'être capable d'aimer réellement nécessite une certaine dose d'autonomie.   Il nous faut apprendre à nous accepter nous-mêmes ainsi que les autres et à laisser de l'espace. Plus nous rentrons profondément dans la pratique de la détente et du lâcher-prise, plus nos relations deviennent simples. Nous devrons faire l'effort de développer un intérêt véritable pour l'autre et de nous prendre pour moins important que lui. L'intérêt signifie regarder et écouter vraiment. L'intérêt véritable crée l'ouverture en nous. En même temps une certaine qualité de complaisance est requise - il nous faut apprendre à tenir les engagements que nous avons pris ensemble. C'est par là que s'amplifie la confiance et naît une plus grande ouverture. Une relation de couple réclame le courage de deux partenaires afin d'affronter les difficultés immédiatement, de préférence le jour même, pour qu'aucune rancune ne puisse s'introduire. Si nous n'arrivons pas à gérer nos difficultés tout seul, nous ne devrions pas avoir de gêne à chercher rapidement de l'aide, chez des amis, par exemple, ou éventuellement chez un thérapeute. L'orgueil ne doit pas nous en empêcher.

 


Les thérapeutes peuvent-ils apporter de l'aide à un couple  ?


Oui, bien sûr.  Il est rare qu'à long terme un couple arrive à se passer d'une aide de l'extérieur, qu'elle vienne d'amis proches, d'un Lama ou, justement, par d'un thérapeute. La thérapie, et surtout la thérapie du couple, n'implique pas du tout de se remplir la tête avec toutes sortes de concepts. Dans notre société actuelle, les thérapeutes sont devenus un genre "d'Ersatz" des maîtres de sagesse, en partie quelque chose comme les 'gardiens de l'esprit sain' de l'humanité qui se perd facilement. Au cours de leur formation, ils s'occupent intensivement de trouver des moyens pour aider eux-mêmes et les autres. Nécessairement, ils développent aussi une quantité de théories qui se laisseraient perfectionner en les comparant avec les expériences de la pratique du Dharma. Néanmoins ils sont entièrement capables de nous aider à prendre du recul face à nos problèmes, à obtenir une meilleure compréhension et à trouver une approche nouvelle. C'est là l'activité pour laquelle ils sont payés. 


Qu'est-ce qui réunit un couple de nos jours ?

 

Les possessions, les enfants, la moralité, la société, la pression familiale, la liaison sexuelle, - tous ces facteurs perdent de plus en plus de leur influence. Le mariage en tant qu'institution a perdu sa valeur et est considéré par beaucoup comme un devoir passager et résiliable. Du point de vue de l'enseignement bouddhiste, le mariage est une affaire personnelle et mondaine du couple et se pratique suivant les coutumes du pays. Il n'existe pas de mariage consacré par un Lama bouddhiste. Le mariage n'est pas considéré comme un sacrement à l'instar de l'église catholique. Cependant, le Bouddha a mis l'accent sur le fait que la fidélité et le respect des relations de couples existantes sont des éléments très importants d'une conduite éthique et responsable.  Il est important de garder les engagements et de les adapter ensemble aux situations changeantes. Il vaudrait mieux commencer par des engagements réalistes et faciles à tenir. Il ne s'agit pas de prendre des engagements héroïques que nous n'arriverons pas à tenir pendant longtemps, mais du développement graduel de la capacité de persévérer. De cette manière le couple peut évoluer vers une forme de relation que nous pourrions appeler "une relation de couple engagée", qui peut être basée sur un mariage ou non.

 

 

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25 février 2011 5 25 /02 /février /2011 17:34

 

Comprendre les pleurs de nos bébés


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Quoi de plus frustrant pour un parent que de tenir son bébé dans le bras et ne pas arriver à comprendre pourquoi il continue de pleurer alors qu'on lui a donné tout ce dont il a besoin pour être bien : du bon lait (maternel, si possible), de l'amour, de la chaleur humaine, une couche propre, des vêtements appropriés, des stimulations...

 


 

Pourquoi les bébés pleurent-ils ?

Pour deux principales raisons :


La communication : le bébé pleure parce qu'il a besoin de boire, de manger, d'être porté...
Le parent doit répondre rapidement aux pleurs de son bébé en veillant à combler efficacement tous ses besoins fondamentaux.

Le bébé n'a pas de caprice : s'il pleure, c'est qu'il a besoin de vous !

La guérison : le bébé pleure parce qu'il souffre de douleurs physiques ou de blessures émotionnelles.
Le parent, après s'être assuré que tous les besoins de son bébé sont bien comblés et qu'il ne nécessite pas une visite chez le médecin ou des soins médicaux, tient tendrement son bébé dans ses bras et lui permet de pleurer.

Donc, un nourrisson ne pleure pas toujours d'inconfort ou pour un besoin immédiat, ses pleurs indiquent parfois le relâchement émotionnel d'une tension résultant de quelque chose d'angoissant qui lui est déjà arrivé.



Plusieurs recherches scientifiques démontrent les bienfaits d'une bonne crise de larmes sur la santé physique et psychologique. Les pleurs ne sont pas de la souffrance en tant que telle mais bien plutôt un processus qui nous libère de nos souffrances.

Tous les bébés et tous les enfants vivent du stress et des émotions douloureuses même s'ils reçoivent les meilleurs soins et beaucoup d'amour. Voici les principales sources de stress et de souffrances de la petite enfance : le stress prénatal, le traumatisme de la naissance, les besoins non satisfaits, trop de stimulations, les frustrations reliées au développement du bébé, les douleurs physiques et les expériences effrayantes.

Les bébés ont donc besoin de pleurer pour se libérer du stress qu'ils peuvent ressentir. Les laisser pleurer seuls ? Non, jamais, au contraire : ils ont grand besoin d'être tenus avec amour et tendresse tout au long de leurs pleurs afin de recevoir le soutien essentiel à une saine décharge émotionnelle.



Pourquoi est-il si difficile de permettre à nos bébés de pleurer dans nos bras ?

Les pleurs d'un bébé viennent nous chercher car on pense bien souvent qu'il a besoin de quelque chose ou qu'il a mal quelque part. Ainsi, tout est mis en œuvre pour que bébé arrête de pleurer : on le berce, on lui donne du lait même s'il n'a pas toujours faim, on lui donne une suce, on va le promener en auto, en pousse-pousse...


Pourquoi ce grand malaise quand un bébé pleure ?


Tout d'abord, des personnes ignorent que certains pleurs nous permettent de se décharger normalement et naturellement des tensions et du stress. Aussi, quand on entend un bébé pleurer, cela peut nous mettre en contact avec le stress et les pleurs de notre petite enfance que nous n'avons jamais pu évacuer complètement. Il y a aussi l'idée qui stipule qu'on ne doit pas laisser un bébé pleurer trop longtemps...

Il existe, depuis bien longtemps, plusieurs pensées qui n'encouragent et ne favorisent absolument pas la décharge émotionnelle chez les bébés car la société, en général, n'est pas sensibilisée et informée quant à cette nécessité naturelle et libératrice.

Si vous connaissiez les bienfaits que procurent les pleurs, il y aurait de fortes chances que vous soyez mieux disposé à laisser votre bébé pleurer dans vos bras tout en lui donnant votre amour et votre tendresse. Bien sûr, il est évident que l'on doit s'assurer du bien-être de son bébé et vérifier que tous ses besoins fondamentaux soient bien comblés avant de lui permettre de pleurer dans nos bras.

Il faut arrêter de répéter compulsivement les mêmes erreurs de générations en générations. Il faut s'ouvrir pour essayer de vraiment comprendre.

 

 

 

Comment savoir si mon bébé pleure pour se libérer de douleurs émotionnelles ?


Au début, ce n'est pas toujours évident de savoir si notre bébé pleure parce qu'il a besoin de quelque chose ou s'il a tout simplement besoin de pleurer pour se décharger de ses tensions. Il faut observer le moment où l'enfant demande quelque chose et sa façon de demander. Si notre bébé ou notre enfant demande quelque chose alors qu'il est bouleversé, c'est qu'il a probablement besoin de pleurer. S'il a le regard passif, vide et amorphe, c'est qu'un mécanisme de contrôle est vraisemblablement en train de fonctionner. Il faut vraiment prendre le temps d'observer son bébé pour en arriver à bien différencier ses différents pleurs. Peu à peu, vous deviendrez plus habile dans la détection des signaux qui indiquent un besoin de décharge émotionnelle chez votre bébé. Il n'y a pas de réponse toute faite. Votre bon jugement est de mise !



Pleurs et fatigue de nos bébés !


Les pleurnichements et la mauvaise humeur des bébés et des enfants sont souvent mal interprétés car on les prend, dans bien des cas, pour de la fatigue. Il est vrai de dire qu'un bébé fatigué a moins d'énergies pour contrôler la répression de ses émotions douloureuses, mais cela ne veut pas dire pour autant qu'il faut aller le coucher parce qu'il pleure. Au contraire, un bébé ne devrait jamais être couché lorsqu'il est en pleurs : il faut tout d'abord le porter tendrement dans nos bras et lui permettre une saine décharge émotionnelle et ensuite, il s'endormira de lui-même s'il a vraiment besoin de sommeil.

Un bébé qui a tout eu ce dont il avait besoin et qui continue de pleurer n'a pas nécessairement besoin de dormir. Bon nombre de parents pensent qu'il est l'heure de la sieste pour leur bébé lorsque celui-ci se met à soi-disant pleurer pour des riens. La fatigue pure se caractérise chez un enfant par un regard las et décontracté. Un bébé ou enfant qui est agité, pleurnicheur, énervé, hyperactif, ou encore crampon à sa mère ou à toute autre personne qui lui est familière, n'est pas un enfant qui est prêt pour dormir. Il doit tout d'abord se décharger de ses différentes tensions en étant tendrement porté avant de pouvoir bien s'endormir. Une fois la crise de larmes terminée, le bébé sera très calme et s'endormira de lui-même ou encore, il sera de merveilleuse humeur et de nouveau prêt à découvrir son environnement (cela arrive surtout quand on croit que notre bébé a besoin de faire une sieste durant l'après-midi mais qu'en fait, il avait besoin de pleurer pour se libérer de son stress et de ses différentes tensions).

 


Comment doit-on agir  ?

Le bébé doit se sentir en confiance dans vos bras. Il doit sentir, par votre sérénité et vos paroles douces, qu'il est en sécurité pour pleurer et se décharger totalement de ses tensions. Durant sa crise de larmes, le bébé peut soudainement arrêter de pleurer pour vous regarder et même se retourner pour observer quelque peu son environnement... s'il n'a pas terminé de pleurer, son regard restera triste, vide et amorphe. Aussi, vous pouvez délicatement toucher sa tête et ses bras. Vous pouvez également bouger ses jambes comme s'il faisait de la bicyclette : s'il lui reste des tensions, il aura sûrement les jambes raides et ce mouvement l'incitera à poursuivre sa crise de larmes...

Bref, tant que votre bébé a les yeux tristes et amorphes, tant que son petit corps n'est pas complètement détendu, c'est que sa décharge émotionnelle n'est pas finie. Quand elle le sera, cela transparaîtra dans son état en général : il sera tout souriant, coopératif, il aura les yeux vifs et éveillés, il redeviendra curieux et intéressé envers son environnement... il sera un bébé heureux et rempli de paix et de joie ou il s'endormira. S'il avait été jusqu'au bout de ses pleurs, il se réveillera de très bonne humeur mais s'il n'avait pas fini de sortir sa peine, il se réveillera avec un air maussade et triste... il ne redeviendra de bonne humeur seulement quand il aura complètement terminé sa décharge émotionnelle. Bien sûr, il faudra vérifier à nouveau que tous ses besoins fondamentaux sont bien comblés et qu'il n'a pas de douleurs physiques avant de le laisser pleurer dans nos bras.

 

 

 

Voici quelques conseils utiles pour passer de la théorie à la pratique !

 

1- Lire les livres du Dr Solter

2- Parler avec son conjoint avant d'entreprendre des démarches auprès de votre enfant ! Il est primordial que les parents soient en accord sur cette approche afin d'être des complices efficaces.

3- Observer votre bébé et/ou votre enfant. Il faut se rendre compte de quelle manière vous agissez avec lui lorsqu'il est bouleversé ou amorphe... Vous réaliserez ainsi s'il a recours à un ou plusieurs automatismes de contrôle pour réprimer ses émotions douloureuses.

4- Se permettre soi-même de pleurer, de rire, de parler de ce que l'on ressent à une personne empathique afin de vous décharger de toutes vos émotions douloureuses. De cette façon, vous deviendrez plus apte à bien aider votre enfant lorsqu'il devra, à son tour, sortir sa peine et ses frustrations !

5- Ensemble, les parents commencent à appliquer les concepts

- l'attachement parents/enfants (beaucoup de contacts physiques, tous les besoins de votre enfant sont comblés le plus rapidement possible, favoriser un milieu où votre bébé et votre enfant sont et se sentent en sécurité...)

- la prévention et la guérison du stress et des traumatismes (prévenir le stress et les traumatismes, écouter et respecter l'expression des émotions de votre enfant, favoriser et encourager une saine décharge émotionnelle à travers le jeu, le rire, les pleurs, les colères et la parole...)

- favoriser la discipline « démocratique », une discipline non autoritaire (aucune punition ni système de récompenses, recherche des besoins profonds de votre enfant afin de les combler le plus efficacement possible, contrôle de votre propre colère pour une communication non-violente, résolution de conflits par la médiation et des discussions familiales...)

6- Si vous en ressentez le besoin, demander de l'aide à une personne qui s'y connaît pour l'application pratique.

7- Combler vos propres besoins pour être et rester des parents bien équilibrés. Si nécessaire, faites appel à des personnes de confiance afin de pouvoir prendre un peu de répit et refaire vos forces.

8- Partager votre vécu et votre expérience avec d'autres parents afin de propager ces informations importantes. Ainsi, cela permettra peut-être à d'autres familles de se libérer sainement de leurs propres émotions douloureuses !

9- Ne cédez pas aux pressions extérieures, aux sous-entendus de la famille et des proches, aux << qu'en dira-t-on >>...

10- Garder toujours dans votre tête et votre cœur, vos valeurs et vos principes de vie. Demandez-vous souvent : << qu'est-ce qui est le plus important ? >>





Selon les ouvrages du Dr Aletha Solter :
Mon bébé comprend tout
Bien comprendre les besoins de votre enfant
Pleurs et colères des enfants et des bébés

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Published by Nathalie Bernard - dans Education
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25 février 2011 5 25 /02 /février /2011 17:28

 

Comme un arc en ciel de Lama Guendune Rinpoche

 

 

 

Lama Guendune Rinpoché était le maître de méditation et le directeur spirituel du mandala de Dhagpo en Dordogne. Il a passé plus de trente années de sa vie en retraite solitaire au Tibet et en Inde.

Lama Guendune Rinpoché est un des derniers grands maîtres de l’ancienne génération des lamas tibétains. Tout ce qu’il a enseigné, il l’a réalisé durant de nombreuses retraites dans les grottes de l’Himalaya et en Inde.Il était la quintessence du yogi totalement réalisé et du moine parfaitement pur.
Recevoir des instructions d’un maître accompli tel que lui, c’est comme recevoir un joyau très rare et d’une valeur inestimable. C’est pour que la transmission de ces précieux enseignements ne se perde pas mais croisse et se répande, que Dhagpo Kundreul Ling existe avec ses centres de retraite, son monastère et son temple.



Le Gyalwa Karmapa, en l’envoyant en Europe pour guider tous ceux qui le souhaitent sur le chemin de la découverte intérieure, a dit un jour : « En la personne de Lama Guendune Rinpoché, je vous fais don d’un pur joyau ».

 

 

 


Lama Guendune Rinpoché            

 

 

 

 

            Comme un arc en ciel

Le bonheur

ne se trouve pas

avec beaucoup d’effort

et de volonté 

mais réside là, tout près,
dans la détente et l’abandon.

Ne t’inquiète pas,

il n y a rien à faire.

Tout ce qui s’élève dans l’esprit

n’a aucune importance 

parce qu’il n a aucune réalité.

Ne t’y attache pas.

Ne te juge pas.

Laisse le jeu se faire tout seul,

s’élever et retomber, sans rien changer, 

et tout s’évanouit 

et commence à nouveau sans cesse.

Seule cette recherche du bonheur 

nous empêche de le voir.

C’est comme un arc-en-ciel 

qu’on poursuit sans jamais le rattraper.

Parce qu’il n existe pas, 

qu’il a toujours été là 

et t’accompagne à chaque instant.

Ne crois pas à la réalité 

des expériences bonnes ou mauvaises, 

elles sont comme des arcs-en-ciel.

A vouloir saisir l’insaisissable, 

on s’épuise en vain.

Dès hors qu’on relâche cette saisie,
l’espace est là, ouvert, 

hospitalier et confortable.

Alors, profites-en.

Tout est à toi, déjà.

Ne cherche plus.

Ne va pas chercher

dans la jungle inextricable

l’éléphant qui est tranquillement

à la maison.

Rien à faire.

Rien à forcer.
Rien à vouloir.

Et tout s’accomplit spontanément...



          Guendune Rinpoché

 

 

             par Buddhachannel Fr.

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Published by Nathalie Bernard - dans petit coin psycho - philo
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